Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Mes deux éducations.

Être parents n’est pas une tâche facile. Soyons attentifs à de nombreux facteurs qui influent sur l’éducation des enfants, je suis sans enfant et ne peut donc que relater ce qu’a été mon éducation.

J’ai eu droit à deux sortes d’éducations bien différentes, l’une de la part de ma famille adoptive avec des parents qui pensaient qu’employer la culpabilité pour m’éduquer était une bonne chose, ils croyaient que me récompenser et me punir était la base d’une bonne éducation et l’autre de la part de ma famille d’accueil qui pensait qu’employer la responsabilité pour m’éduquer était une bonne chose, ils pensaient que m’apprendre à penser en fonction des conséquences de mes actes était la meilleure des éducations.

Bien plus tard, avec le recul j’ai su que ma famille d’accueil avait raison et je les en remercie.

Je fais la part des choses en me rappelant de ce ressenti en même temps de désir et gêne, de façon alternative de l’éducation de ma famille adoptive.

En même temps la culpabilité qui naît d’une sanction sociale et entraine un mal-être émotionnel et qui ne mène pas à la responsabilité, ne favorise pas l’autonomie et ne permet pas de choisir librement ses valeurs.

De l’autre la responsabilité qui fait que l’on a une conscience lorsque l’on choisit librement notre manière d’agir et qui est la raison personnelle qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal.

Utiliser la culpabilité pour éduquer, c’est augmenter le contrôle que l’on a sur l’enfant, cela facilite le travail d’un parent autoritaire tel que définit par le patriarcat, l’enfant est envahi de craintes et devient donc plus gérable et se transforme en personne docile, mais pas en personne libre ou heureuse.

À utiliser la culpabilité pour éduquer, on finit par ne pas éduquer, mais par conditionner l’enfant, ce genre d’éducation est celle qui génère le plus de problèmes à l’adolescence parce qu’elle met fin à l’estime de soi et surtout empêche le développement de la conscience en ne faisant que marquer une rupture entre le « vouloir » et le « devoir » et contribue à détériorer la capacité critique, ainsi une conscience réelle des actes n’apparaîtra jamais.

Avoir une grande marge de conscience, c’est être difficilement manipulable, toutefois être en permanence conditionnée par la culpabilité, c’est ne pas donner de valeur à ses propres raisonnements et c’est dépendre de l’approbation d’une autorité pour agir, et donc croire aux racontars des autres.

C’est sur ce principe de culpabilité que s’appuient les religions et les grands manipulateurs, ma famille adoptive m’a baptisée, ma famille d’accueil a contribué à mon apostasie.

Une bonne éducation fera des hommes libres, une mauvaise fera des moutons.


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