Einstein disait : « Une soirée où tout le monde est d’accord est une soirée perdue. », partant de ce concept, la soirée d’hier ne le fut pas, bien au contraire, j’ai apprécié le fait que chacun a su exprimer ses opinions personnelles et appliqué ce droit que nous avons tous à penser différemment. En revanche, tout au début, je ne suis pas sûre que chacun ai été loyal envers lui-même ou ai été guidé par le politiquement correct pour exprimer ses opinions personnelles. J’ai, en effet, remarqué que le simple fait de ne pas être d’accord avec les autres ou de penser autrement créait une dose de stress chez certains·e·s et d’un commun accord, nous avons décidé d’oublier le politiquement correct et de parler librement, à la suite de quoi, le débat a vraiment changé.
Supprimer le politiquement correct du débat a fait émerger des réactions politiques de rejet de plus en plus fortes ainsi que l’émergence du populisme, du racisme, de l’intolérance et de la xénophobie.
J’ai retrouvé dans ce débat la société telle que je la connais. J’ai ainsi compris que le politiquement correct n’est qu’un masque servant à cacher la réalité, une incitation à la pensée unique, un principe de recomposition de l’espace public et un dispositif inhibiteur qui censure et conduit à l’autocensure tous ceux qui s’y opposent d’une manière ou d’une autre.
On voudrait me faire croire que tout le monde est raciste et xénophobe, que chaque fois que je récuse certains aspects du multiculturalisme. Je suis transformée en raciste, que quand je mets le doigt sur le fait que certaines cultures ne peuvent pas cohabiter dans une même cité, parce que les points de friction entre elles sont plus nombreux que les points de rencontre, je suis xénophobe.
L’ostracisme règne en maître dans notre société à cause des préjugés, de la discrimination raciale, culturelle ou sexuelle, des croyances ou des valeurs personnelles, mais n’est en fait qu’une forme de punition sociale, pour ma part, même, je suis universaliste, je pense que cette demande d’identité est un désir d’enracinement, avec des repères identitaires consistants dans un monde en plein chamboulement.
Pour conclure je dirais que la seule certitude que j’ai, c’est que le syncrétisme ne se fera pas demain et qu’il faut exprimer ses opinions, surtout quand elles contredisent celles de la majorité et que le politiquement correct mène à la pensée unique et au totalitarisme.







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