Contre toute attente, je suis au regard des certains et de certaines, une salope, parce que j’ai le courage de mener ma vie selon le principe que le sexe n’est pas sale, est agréable et le plaisir une bonne chose pour moi.
Au regard d’autres personnes, je serais une femme avec un trop grand sens de la supériorité, égoïste, très directrice, manipulatrice, intelligente, froide et, en même temps, attirante et dominante, une « Alpha », qualité qui devrait être réservée aux hommes !
Pour être polie, je dirais que j’emmerde tous ceux qui le pensent.
La monogamie et son institutionnalisation par le contrat d’exclusivité qu’est le mariage n’a servi en rien les intérêts des femmes, elle privilégie les intérêts des hommes et du capitalisme en opérant à travers les mécanismes que sont la prétendue sécurité, l’exclusivité, la possessivité et la jalousie, tous regardés à travers les lunettes roses du romantisme.
Les personnes monogames se sentent menacées par « l’amour libre », notamment parce qu’il représente une manière honnête d’avoir plus d’un amant ou d’une amante, ce que ces personnes pourraient souhaiter sans l’avouer à cause des normes pesant sur l’infidélité.
De plus, les relations libres remettraient en question la prétendue exclusion mutuelle des catégories « ami » et « amant », là où cette frontière est très claire dans les situations de monogamie, où toute personne qui n’est pas « l’amoureux » » doit être un « ami », enfin, « l’amour libre » présente le potentiel de remettre en question le fait que les gens sont seulement attirés par les membres du sexe opposé, en permettant des situations explicites de bisexualité, ce qui trouble la binarité mâle/femelle et homo/hétéro comme racines de l’obligation d’hétérosexualité.
Être en couple crée une relation de dépendance et signifie offrir, je ne dirai pas son âme, mais sa liberté en échange de faux plaisirs et de sécurité, j’ai donc fait le choix de « l’amour libre », du sexe sans attachement, sans développer de dépendance, le choix de me donner à l’autre librement et consciemment, afin de partager de bons moments où personne ne perd, où les identités ne sont pas boycottées et ne deviennent pas narcissiques, tout en sachant que vivre une relation de ce type n’est possible qu’en étant de ses principes et ses limites.
« Le sexe sans amour est une expérience vide. Oui, mais parmi les expériences vides, c’est l’une des meilleures ! » (Woody Allen).
Pour les détracteurs de la femme « Alpha » je dirais je n’ai jamais eu besoin de combler d’autres attentes que celles que je m’étais moi-même fixées, ma trajectoire personnelle, mes études, mes expériences, mes efforts constituent ce capital interne qui me motive chaque jour à me surpasser encore plus.
Je n’aime pas les commérages et n’apprécie pas de perdre du temps sur des choses futiles, je sais être ferme quand les circonstances l’exigent.
Je ne suis ni agressive ni dominante, mais plutôt empathique, je sais reconnaître les valeurs de chacun et comprend ce qu’est l’intelligence émotionnelle.
Pour conclure sur mon type de personnalité féminine, je dirais que ces critiques ne sont le fait que de personnes jalouses ou déçues et qu’elles feraient mieux de s’y faire parce que mon type de personnalité gagne rapidement du terrain dans nos sphères sociales.
Quand on a le courage de me traiter de Salope au lieu de simplement le penser ou le dire dans mon dos, je dis simplement « Merci », avec mon plus beau sourire.







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