En incluant dans notre sexualité une réalité émotionnelle qui se veut angoissante de par ce que notre culture patriarcale nous a transmis dès le plus jeune âge, nous orientons notre normalité sexuelle vers cette recherche constante de posséder l’espoir de nous sentir bien, nous développons des liens obsessionnels avec des personnes du sexe opposé en pensant que nous donnerons ainsi un sens à notre vie.
Que nenni ! ! La « Normalité sexuelle » ? C’est quoi cette farce ? En matière de sexe, la seule norme que je connaisse c’est qu’il n’y a pas de normes, chaque couple est un monde, avec sa propre sexualité, alors pourquoi nous comparer ? Pour ce qui me concerne ma seule norme est que dans mes relations sexuelles, c’est la qualité qui prime, et non la quantité.
Le sexe ce n’est pas la simple pénétration, il doit être valorisé en prenant en compte ce que nos corps nous demandent ainsi des facteurs et fantasmes auxquels nous n’avions peut-être pas pensé.
Certains pensent que notre époque à accompli sa révolution sexuelle en admettant (pas tous) qu’à côté du modèle hétérosexuel dominant existe son contraire, l’homosexualité, mais en fait elle bute encore sur une troisième voie, la mienne, celle ouverte par les bisexuels qui revendiquent le droit de ne pas choisir, le droit d’aimer indifféremment hommes et femmes, successivement ou simultanément.
Définir ma vraie sexualité n’a pas été un exercice facile, pas seulement parce que c’est une notion qui dérange, mais parce que je me sentais obligée d’avoir à choisir, j’avais pour être triviale le cul qui balançait entre deux chaises.
Par chance je consultais à l’époque une psy avec qui j’avais une relation de confiance et me suis ouverte à elle, sans même m’en rendre compte elle m’a fait comprendre que je n’avais pas à choisir, qu’il me fallait valoriser plutôt que culpabiliser, j’ai vite su que ce n’était pas une tare mais une richesse et une énorme chance d’avoir cette particularité.
Il m’a fallu quand même un peu de temps pour l’assumer publiquement après moult expériences dans divers endroits, avec des garçons et des filles (merci la fac), j’en ai surpris plus d’un•e en adoptant à 19 ans un mode de vie qui correspond à ma réelle inclination envers les deux sexes.
Depuis j’ai encore évolué en devenant comme « Miley Cyrus » ou « Christine and The Queens », Pansexuelle, c’est-à-dire que je pense que « l’instinct sexuel joue la partie primaire dans toute activité humaine, mentale et physique » (Merci Freud) et que je n’ai pas à me préoccuper du sexe, du genre, ou des orientations sexuelles dans le choix de mes partenaires dans mes relations sexuelles.
Pour terminer, je refuse d’être étiquetée selon mon orientation sexuelle ou mon identité de genre, je suis « Altersexuelle » ou« allosexuelle » ou « Queer »
Je vous choque ? Ce n’est pas grave, dites vous simplement qu’il ne s’agit que de mon cul…
Et vous vous faites quoi du votre ?







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