Parlons sexualité, je la vois comme une construction sociale qui ne peut pas s’écarter des références et des conceptions contemporaines comme le rôle joué par les valeurs religieuses et morales dans la construction de l’opinion publique sur les différentes orientations sexuelles, donnant lieu dans de nombreux cas à la stigmatisation, voire à la négation.
Ici plus qu’ailleurs les étiquettes nous apportent de la sécurité, ordonnent notre vie sexuelle, nous classent. Elles nous rangent aussi de manière rationnelle, sortis de la réalité que nous connaissons se trouve l’inconnu et souvent l’inconnu entraîne de l’insécurité et de la peur.
Nous préférons croire que la réalité est telle que nous la voyons. Cependant, quand la société contredit nos idées, à la place de les accepter, nous transformons cette réalité pour la modeler selon ce que nous pensions déjà.
En adoptant cette manière de faire, le fait de nous confronter à la contradiction, nous rend confus, nous nous sentons gêné·e·s, remis·e·s en question et peu sûr•e•s de nous.
Chaque orientation sexuelle se réfère au modèle de l’attirance sexuelle, émotionnelle et amoureuse définie par leur sexe.
Pour beaucoup de monde la sexualité se résume à l’hétérosexualité, rejointe depuis peu par l’homosexualité et sa suite logique, la bisexualité, l’hétérogénéité dans ce qui se réfère à l’orientation sexuelle est chaque fois plus importante et de nouvelles terminologies apparaissent constamment.
Je ne vais pas les citer toutes, mais je rejoins la lutte pour le respect de la diversité sexuelle en faisant mienne la pensée hédoniste qui dit « Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni aux autres », principe qui affirme que toute conduite sexuelle qui ne blesse pas physiquement ou spirituellement l’individu, son partenaire ou des tierces personnes doivent être considérées comme une variante sexuelle, et ainsi être respectée.
Sachant qu’être queer, c’est la diversité dans un ensemble d’éléments tels que l’on peut passer de l’un à l’autre de façon continue, c’est accepter que tout n’est ni blanc ni noir et que la personne a le droit de se définir comme elle le souhaite et non pas comme on lui a imposé d’être. Être queer, c’est revendiquer la liberté de penser, la manière de vivre et la sexualité de chacun•e de nous.
Je m’autodéfinis comme « QUEER » parce que je ne m’ajuste pas à la normalité acceptée socialement, que ce soit en termes de genre, de sexe ou d’orientation sexuelle, je romps les schémas mentaux du plus conservateurs et conservatrices et je n’ai que faire que des personnes incapables d’ouvrir leur esprit au-delà des idées préconçues puissent me rejeter.
(*) QUEER







Laisser un commentaire