Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Mes ennemis les chats !

Je veux bien croire que pour certains rester avec son chat peut s’avérer avoir une dimension tout aussi thérapeutique que réconfortante.

Les chats hypnotisent, ils font partie des plus grands prédateurs de la terre et tout en le sachant, nous les acceptons, leur beauté attire, mais leur personnalité captive, le chat n’appartient à personne d’autre qu’à lui-même, il captive par son art, sa domination, son charme.

Le chat a domestiqué l’humain et le tient en esclavage tout en faisant croire le contraire, il est égoïste et indépendant. Il aime et respecte ses esclaves et les défend comme sa propre famille d’une manière possessive tout en maintenant une distance, pour ne pas nous étouffer ou dépendre complément de nous, adulé, il peut quémander des caresses, mais arrive parfois à une limite où il préfère se détacher pour mettre en avant son élégance et son indépendance.

J’avais huit ans et vivais dans un monde marqué par des disputes familiales récurrentes et avais mis en œuvre des priorités parfois inutiles, qui me rapprocheraient de ce qui était réellement important, la lumière du soleil, la tranquillité, la nature, moi-même, ceux que j’aimais…

Pour ce faire j’avais passé mon printemps à surveiller, protéger, donner à manger, aimer, un couple de merles nustrali qui avait fait son nid dans un arbousier sous ma fenêtre, ils se sont habitués à ma présence, et quand leurs œufs ont éclos, les deux petits n’avaient pas peur de moi, venant jusqu’à se poser sur mon épaule dès qu’ils surent voler.

J’étais aussi, comme toutes les petites filles esclave d’un chat, jusqu’au jour en l’espace de quelques secondes, il a tué les deux oiseaux, pas pour les manger, mais uniquement par l’instinct de tuer, les laissant pourrir sur le sol.

Je suis devenue ce jour-là allergique aux chats, peut-être parce que ces merles sont morts à cause de mon interagissement envers eux, toujours est-il que je me suis sentie responsable de leur mort, mon comportement envers la biodiversité a changé, je ne donne plus de graines aux oiseaux parce que ce serait les attirer pour les chats. Je chasse aussi les chats de chez moi de toutes les manières possibles et imaginables, je fais le vide, mon amour s’est mué en haine que je cultive jour après jour avec grand plaisir, je dois dire.

Au niveau planétaire, le chat, est, derrière le rat, mais devant le renard et le chien, à l’origine de l’extinction de centaines d’espèces. En cause, la prédation directe, mais aussi la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives. Ainsi, les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans, selon les recherches effectuées par le Docteur Tim Doherty du Center for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) qui s’emploie notamment à montrer les ravages des chats en Australie.

« Les chats sont des individus absolus, avec leurs propres idées sur toute chose, y compris sur les gens qu’ils possèdent. » disait John Dingman, et je suis devenue comme eux envers eux.

(*) Les chats, de trop gros prédateurs

(*) Chat : quand minou devient un tueur en série


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Une réponse à « Mes ennemis les chats ! »

  1. Avatar de Chimerique
    Chimerique

    Tu cultives le pardon et dans tes autres articles, tu arrives même à convaincre que le pardon est une solution pour ne pas ressentir de haine. Pourquoi le chat ferait il exception alors que tu as pourtant emprunté une voie très difficile pour accorder ton pardon dans des situations plus bouleversantes.

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