J’ai commencé à faire du sport vers l’âge de huit ans, pas de ce sport que l’enfant que j’étais pratique inconsciemment, mais du vrai sport, avec des règles, des contrôles, des arbitres et des compétitions, pas que je rêvais d’être une future star, mais chaque victoire me donnait un sentiment de bien-être, de puissance, de force.
Dire que le sport est bon pour la santé est un euphémisme, aussi bien physique que mental d’ailleurs, l’intelligence émotionnelle qui se développe dans le sport est une construction en lien avec la personnalité et agit comme un facteur déterminant lorsqu’on se trouve sous pression.
Pratiquer le Taekwondo m’a appris des choses essentielles auxquelles je ne pensais pas auparavant, et qui bien sûr existent dans tous les sports, comme faire partie d’une équipe et en tant que membre de cette équipe, le devoir d’être toujours présent, de traverser des rites tels que le moment pour se changer, puis celui pour s’échauffer, un autre pour réaliser une petite préparation mentale, un autre pour entrer en compétition, un autre pour gérer la victoire ou la défaite, finalement, c’est tout un engagement et surtout une discipline que je me devais de respecter.
J’ai appris ensuite grâce au sport à concentrer toute mon attention sur ce que je faisais sur le moment, sans jugements et en éliminant de mon esprit tout ce n’avait pas un rapport direct avec ce que je faisais, puis à canaliser mes pensées, mes émotions, mes réactions et mes attitudes face aux situations qui se présentaient.
Sans en avoir l’air mes professeurs m’ont enseigné une pratique qui recherche le perfectionnement de la conscience à travers des attitudes positives, une connaissance de soi et une grande liberté, et il n’est pas étonnant que ce soit dans ce milieu que mes premières vraies et grandes amitiés soient nées.
J’ai appris ensuite à identifier et à analyser mes points faibles et mes points forts, j’étais plutôt explosive, mais avec très peu d’endurance, mes professeurs m’ont demandé de faire de la course de demi-fond pour gagner en endurance, ce que j’ai fait et adoré !
J’ai acquis grâce au sport le contrôle de l’attention, aussi bien interne qu’externe, interne pour me concentrer sur mon propre organisme (pensées, sensations ou mouvements), externe pour me concentrer sur les points extérieurs et les adversaires.
Puis, sur l’établissement de mes objectifs et organiser mes entraînements en fonction, ensuite la relaxation que demande le sport ainsi que la représentation mentale des actions et des gestes à effectuer pour donner un sens à ce qui m’entoure.
J’ai délaissé finalement le Taekwondo pour la course en général et le Trail en particulier, je continue un petit entraînement de maintien, mais sans compétitions, mon besoin de nature a pesé très fort dans ce choix, le Trail demande en plus une formation à la résilience parce que les moments où la tentation d’abandonner sont nombreux et il faut se remotiver sans cesse.
La mentalisation est nécessaire pour que les événements émotionnels qui se produisent pendant un Trail ne me dominent pas et ne finissent pas par me faire abandonner, l’entraînement psychologique préalable doit être établi à partir de l’anticipation.
Finalement, Quel que soit le sport, donner le meilleur de moi-même est un défi, mais aussi un état dont je profite pleinement.







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