Nombre de mes amies·e·s célibataires semblent traîner partout avec eux une chaise vide avec l’espoir que Cupidon puisse y asseoir l’amour, oui, mais voilà, en l’absence d’amour-propre Cupidon tire sa flèche sur n’importe quelle inconnue·e qui passe par là, les faits sont là, à force de vouloir à tout prix se caser mes amies·e·s manquent de discernement et tombent trop facilement amoureux.
Je sais qu’il est très facile de dire que « Pour être aimé des autres, il faut d’abord s’apprécier, s’estimer soi-même », et il n’existe aucun mode d’emploi parce que c’est une chose qui ne naît que de nous-même.
Je veux bien croire qu’il soit difficile de révéler leur vraie personnalité à cause de l’endoctrinement patriarcal de la société qui leur dicte de réprimer leurs sentiments et leurs émotions, mais à force de créer un extérieur qui ne reflète pas leur personnalité, iels finissent par devoir vivre avec une réalité qui ne leur appartient pas.
C’est sûr, maintenir une bonne estime de soi-même en se montrant tel que l’on est supposé de ne pas toujours plaire à tous, cependant, c’est l’attitude qui permet réellement de vivre des relations saines, véritables, sincères et pures.
L’amour coup de foudre, le bien nommé, ce sentiment très fort, falsifie trop souvent la réalité, l’attirance peut bien sûr être véritable, mais à moins de faire le pas qui sépare le fantasme qu’est l’enchantement qui émane de cette personne inconnue de la réalité, tout cela ne reste que pure illusion.
J’ai remarqué que pour certains·nes cela se produit fréquemment, trop fréquemment, et que ce n’est pas Cupidon et ses flèches qu’il faut blâmer, c’est leur attitude qui révèle une carence importante qui leur fait perdre le sens de la réalité et leur fait combler ce vide par le mensonge.
Les discours sont modernes, dans le sens qu’il n’est plus aussi important de former une famille et d’avoir des enfants, qu’il faut prêter plus d’attention à notre bien-être, et d’arrêter les coutumes passées qui nous empêchent d’être qui nous voulons être, oui, mais finalement, c’est souvent le contraire qui arrive, à force de vouloir s’éloigner des coutumes, nous cessons d’être ce que nous souhaitons.
Malgré nos belles paroles, notre rébellion contre ce qui est considéré comme rétrograde, et le fait que nous soyons plus indépendants, que les relations aient changé, que les relations sexuelles n’impliquent plus nécessairement de l’amour entre deux personnes, et que les enfants soient passés au second plan, je me demande si nous sommes aussi indépendants et « libéraux » que nous le croyons ?
Quand je pose la question, pourquoi cette peur de rester célibataire, pourquoi cette anuptaphobie ? Les réponses sont vagues, pour les femmes, c’est à cause de l’horloge biologique, ce que je comprends, mais dans le fait de savoir s’iels veulent un conjoint ou être en couple, c’est le flou total.
Cette trouille, parce que c’est de ça qu’il s’agit fait qu’iels ignorent être indépendants, les terrifie encore plus et les fait devenir des personnes conformistes dans le champ des relations, mais soyons logiques, désirer avoir un conjoint pour calmer tout cela n’est rien d’autre que recouvrir d’un voile un problème dont la définition diffère de la solution, et si ce qu’iels veulent, c’est avoir un conjoint, car iels ne veulent pas être célibataires, ce n’est pas une bonne option, leur objectif se concentre uniquement sur la modification de leur État civil.
Je n’ai jamais de conseil à donner, mais je sais que ce n’est qu’en étant vous-même que vous réussirez à trouver une personne qui remplira votre vie de bonheur et de joie, en attendant, concentrez-vous sur vous-même et profitez du temps que vous avez pour vous consacrer à vous.
La peur d’être célibataire n’est rien d’autre qu’une peur sociale qui s’alimente du besoin de communiquer, des réseaux sociaux, d’éviter l’isolement et de pouvoir changer notre état mental et social à l’état « en couple ».
(*) Anuptaphobie







Laisser un commentaire