Je me rends compte jour après jour qu’évoquer la sexualité en société est tabou. Pourtant, elle est un thème très présent dans nos vies, elle est visible partout, films, séries, publicités, romans, etc, pour ma part, je pense que si la société considère la sexualité comme quelque chose d’inconfortable et qu’elle l’ignore par manque d’éducation sexuelle, par manque d’une bonne éducation, qui a besoin d’un dialogue honnête et ouvert, cela sous-tend, lors de la croissance d’un individu, une manière de vivre une sexualité saine et adaptée à son genre.
Bien sûr, ma sexualité a une valeur culturelle qui me rapproche plus du côté humain que du côté animal, contrairement à d’autres cultures, et si mon assertivité me fait respecter les valeurs des autres, ce n’est pas pour autant que je puisse être amie ou plus avec eux, et à cela, on m’oppose l’amour…
« Amour », le mot est lâché, celui qui met un voile pudibond sur la sexualité en cachant la réalité d’une image toutefois réelle d’un pénis éjaculant sa dose de sperme dans un vagin ou une bouche en lieu et place de ce baiser presque chaste entre ces gentils ados, ou en imaginant la scène finale d’un film ou d’un livre à l’eau de rose comme un feu d’artifice ou chaque explosion est un orgasme, chaque fusée montant vers le ciel une pénétration profonde (je vous laisse le choix de l’endroit). Eh oui, la réalité est crue.
Déjà au départ, c’est quoi l’amour ? C’est être bourré•e, et jeter son dévolu sur un•e autre, aussi bourré•e que vous, s’envoyer en l’air quelque temps en se regardant dans le blanc des yeux, le temps d’une nuit, le temps que les vapeurs se dissipent pour se réveiller au matin avec la gueule de bois.
C’est là que la culture blesse, et quelques fois tuent, parce que souvent au matin, quand on est une femme, on devient une chose, la morale n’est pas universelle, car si c’était le cas, nous aurions tous les mêmes pratiques sexuelles : japonais, arabes, hindous, africains, américains… nous sommes toutes et tous différents·e·s par rapport au sexe parce que les coutumes et les normes sont différentes dans tous les endroits du monde.
Pour moi, le sexe est un acte social où se produit un échange d’affection et de plaisir, je découvre un peu plus le voile de la pudibonderie et de l’hypocrisie en assumant le fait d’aimer les femmes aussi bien que les hommes, et il s’avère que d’en parler librement choque continuellement la bienséance, mieux encore ceux et celles qui acceptent l’homosexualité très fréquemment rejettent la bisexualité, affirmant fermement que les bisexuels « sont perdus », qu’ils ne « savent pas ce qu’ils veulent » ou que « c’est seulement temporaire » et n’arrivent pas à faire confiance à quelqu’un qui ne se décide pas dans ses choix, et ce rejet est bien plus fort chez les femmes que chez les hommes.
Je suis dénué de dysphorie de genre, uniquement un attrait pour n’importe quelle personne, indépendamment de son sexe ou de son genre. Je vis ainsi dans le rôle désiré en adoptant un rôle sexuel qui n’est ni masculin ni féminin conventionnellement.
Pourquoi les femmes et pourquoi les hommes ? Parce que comme disait Friedrich Nietzsche « Nous en venons tous à aimer le désir plus que l’objet du désir » et que je m’autodéfinis comme quelqu’un qui ne s’ajuste pas à la normalité acceptée socialement, que ce soit en termes de genre, de sexe ou d’orientation sexuelle et que j’emmerde les personnes incapables d’ouvrir leur esprit au-delà des idées préconçues et les renvoie à leurs obsessions tout en leur demandant de s’occuper de leur cul, et pas du mien.







Laisser un commentaire