Albert Einstein disait en son temps « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. », et c’est encore plus valable aujourd’hui, j’ignore quel nom donner à ce monde de lâcheté qui prend naissance dans notre désir d’éviter le moindre conflit, aussi petit soit-il.
Chaque jour, nous sommes confronté·e·s à des situations conflictuelles. Nous avons alors souvent le choix d’y répondre. Cependant, il y a des personnes qui n’arrivent pas à faire ce choix et qui choisissent d’emblée de renoncer à toute situation qui implique de devoir à se confronter à l’autre. Elles fuient non seulement les débats, mais également les réclamations, les exigences et les comportements qui supposent un conflit, de là à dire qu’elles ont en elles est bien plus que de la peur, elles ont un sentiment de vulnérabilité qui va au-delà du raisonnable, confortées en cela par les comportements de leurs compagnons ou compagnes qui prennent ça comme des actes de rébellion, chose mal vue qui les conduisent à abandonner cette tentative.
Cette nouvelle vision du monde nous révèle que notre inertie nous incite à détruire cette dernière, car nous la considérons comme une menace pour l’ordre établi et notre condition humaine nous empêche de nous débarrasser de ce monde de lâcheté, le monde parfait et iconique des idées est peut-être une utopie pour notre nature, mais cela ne veut pas dire que renoncer à notre curiosité vaut mieux que s’en remettre au confort de ce que nous savons aujourd’hui (ou de ce que nous pensons savoir).
Se défaire de ce genre de comportement implique de se défaire de ces idées qui ne sont pas seulement enracinées, mais qui constituent aussi la base de l’arbre de nos croyances, même si cette réalité devient inconfortable quand nous prenons conscience de notre ignorance, parce que c’est bien ce que nous sommes tous, des ignorants·e·s.
Nous retrouvons là l’Allégorie de la caverne de Platon, une relation entre le monde physique et le monde des idées qui créent une réalité emplie de lumière et d’ombre, avec d’un côté la réalité telle qu’elle est et de l’autre, la réalité fictionnelle véhiculée par les médias où nos croyances et nos illusions jouent un rôle majeur.







Laisser un commentaire