Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Victimisations Ambiantes.

Je pense que vous comme moi avons tous assumé le rôle de victime dans une situation particulière et vous comme moi nous nous sommes sentis vulnérables et exposés et vous comme moi avons eu besoin que l’on prenne soin de nous et que l’on nous protège.
En recevant les soins et la protection des personnes de notre entourage, vous comme moi avons découvert qu’il est agréable de sentir l’attention des autres, avec cette sensation innommable d’être le héros des personnes de notre entourage constamment à notre chevet.
Cela devrait normalement disparaître quand le stress généré par cette situation particulière s’estompe, mais il s’avère que quelques personnes adoptent ce rôle comme une identité qui au fil du temps deviennent des victimes chroniques, rejoignant la nébuleuse du « Culte de la victimisation » dans laquelle nous vivons.
S’il est bien vu d’aider son prochain, celui qui en a besoin, même si cela suppose de s’y perdre, en revanche, ne pas assister suppose une critique négative au sein de la société qui a fait de la victimisation un ajout culturel des lois sociales qui encadrent notre culture.

Les personnes victimisantes croient réellement que tout ce qui leur arrive est la faute des autres ou des circonstances, elles n’assument pas la responsabilité de leurs actions et rejettent cette responsabilité sur des facteurs extérieurs à eux-mêmes.

Les personnes victimisantes chroniques cherchent à manipuler les personnes de leur entourage pour parvenir à leurs objectifs, elles reconnaissent facilement les personnes les plus empathiques et utilisent cette empathie pour obtenir ce qu’ils veulent grâce à un chantage émotionnel.

Ainsi s’installent des mécanismes de manipulation entre les diverses personnes qui sont impliquées dans ces jeux de contrôle et qui finissent par endosser trois rôles existentiels différents : victime, persécuteur et sauveur.

Le problème étant qu’il n’y a aucun lien établi sur la vérité, la base de la relation est un « jeu de contrôle » mutuel qui nous empêche de voir qui nous sommes et qui sont les autres sont réellement, le rôle de la victime, du persécuteur et du sauveur sont trois masques sous lesquels nous nous cachons.

Les exemples ne manquent pas, s’ils sont peu visibles à l’échelle individuelle, ils nous crèvent les yeux à l’échelle de la société,

La victime : une communauté qui tient le rôle de victime crée des liens avec ceux et celles qui la compose en adoptant une attitude de vulnérabilité, cette communauté ne sait rien, ne peut rien faire et n’arrive à rien, elle agit pour que les autres l’aident ou la soutiennent, mais dans le même temps, elle se plaint de sa situation et laisse ses responsabilités aux autres.

Le persécuteur : c’est le peuple qui reste en marge, mais seulement en apparence, parce qu’il juge les autres sévèrement et pointe du doigt leurs erreurs et, d’une certaine façon, la souffrance émotionnelle des communautés l’amuse.

Le sauveur : c’est celui qui porte sur ses épaules les responsabilités de sa communauté, en procurant une fausse aide, car sa contribution ne permet pas à la communauté de grandir, bien au contraire, son aide encourage la dépendance.

Dans le rôle des communautés victimisées, je vois bien, les religions, les cultures, les nationalités, les nationalismes, les ethnies, les couleurs de peau, les sexualités, etc.

La victime, manipule les autres et profite d’eux en recourant à sa prétendue vulnérabilité, le persécuteur, lui, rejette ses propres frustrations sur les autres en essayant de se donner une certaine autorité ou importance, s’érige en juge et partie, il se rend visible aux autres via ses cruautés et ses intimidations, le sauveur a besoin que l’on recoure à lui, la plupart du temps. C’est un arriviste, son aide n’est jamais désintéressée, il se sait insignifiant et a besoin de la dépendance des autres pour se sentir reconnu, il se sent exploité, s’en plaint et endosse facilement le rôle de la victime.

La seule variable intangible est que les victimes ont le regard tourné vers le passé, je leur dirais simplement qu’avoir un rétroviseur, c’est bien, mais conduire en ne regardant que vers l’arrière, c’est la certitude de se prendre un mur.


En savoir plus sur Les petits billets de Letizia

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire