Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

La « Bisexualité » se découvre.

Je me dois de constater que l’assignation d’un sexe défini et exclusif à la naissance est pour certains et certaines une première castration et que la bisexualité rétablit dans le fantasme, l’infini des possibles en combinant le masculin et le féminin, l’actif et le passif, et déploie ainsi les identifications aux deux sexes, jusqu’à, parfois, faire prévaloir la réalité psychique sur la réalité anatomique, le paradoxe étant qu’il ne peut y avoir de bisexualité sans différence des sexes, alors même qu’elle permet de gommer le tranchant de cette différence, ainsi la bisexualité reflète la différence des sexes et néanmoins l’estompe.

Au fil des millénaires et non sans mal, les sociétés modernes qui ont su relativiser le rôle des religions sont arrivées à « accepter/tolérer » l’homosexualité, mais ce n’est pas réellement le cas pour la bisexualité confrontée à de nombreux fantasmes et préjugés, relevant parfois de « biphobie », aussi bien des hétérosexuels qu’au sein de la communauté homosexuelle, leur sexualité serait débridée, coutumière des « plans à trois », des « coups d’un soir » avant bien sûr un retour à la « norme ».

Je me rends compte que la bisexualité trouble les hétéros aussi bien que les homos. En effet, cela « dérange l’idéal d’exclusivité amoureuse, qui ne peut se prévaloir que dans le couple, être bi, c’est trop souvent être montré du doigt au sein de la communauté homosexuelle encore par trop psychorigide qui nous accuse de « rester dans notre zone de confort » de préférer passer pour un hétéro plutôt que de militer, ou bien on nous dit « c’est une passade » et que l’on finira obligatoirement par faire un choix.

Dans la culture occidentale, la représentation de la vie sexuelle se faisait dans l’axe « homosexualité/hétérosexualité » s’excluant l’une l’autre et il n’y avait rien entre les deux, intériorisant ainsi l’occultation de la bisexualité visible aussi bien dans les médias, le cinéma ou la littérature.

Depuis quelque temps et l’avènement des réseaux sociaux nombre de célébrités ont fait naître un mouvement « Tous bi or not tous bi ? » qui ajoute jour après jour des noms, y compris d’hommes : Mika, Madonna, Miley Cyrus, Ke$ha, Anna Paquin, Yelle, Andréane, Alex Beaupain… Etc. En guise de réponse, une pluie d’émoticônes plus ou moins hilares, avant cette question : « Et si être bi, c’était la nouvelle norme ? ».

Je rassure les sceptiques, il n’est nullement question d’un « tsunami bi » mais uniquement d’une pratique qui s’affirme davantage, qui sort de l’ombre, surtout du côté des filles, qui sont plus promptes à en parler depuis la libération féministe de leurs paroles, et c’est une bonne chose.

 Le seul acte sexuel contre-nature est celui qui ne peut pas être fait (Anonyme).

Maïa Mazaurette dans le monde a écrit « La bisexualité, c’est compliqué ! »


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