Les beaux jours arrivent à leurs fins, avec le regret, conditions particulières oblige, de n’avoir pas pu profiter pleinement de mes vacances naturistes.
Je n’aime pas les clubs et l’obligation d’être nue tout le temps, je trouve que faire son shopping dans une supérette, dans des magasins ou d’aller au restaurant nue n’est pas franchement d’accord avec mes principes du naturisme.
D’aucuns diront que je ne suis pas naturiste, mais nudiste parce que la manière dont je le vis est sans rapport avec la verdure, qu’il s’agit juste de bronzer sans marques de maillot, oui, c’est vrai pour partie, mais j’ai l’idée, l’envie et la volonté de me rapprocher de la nature, de m’y ressourcer, de me trimbaler les seins et les fesses a l’air, et en plus, j’adore ça !
Le naturisme pour moi est le meilleur rapport au corps qui existe, tout le monde à poil implique une certaine normalisation, imaginez qu’à 10 ans, j’avais vu plus de pénis différents qu’une actrice porno (à moins qu’elle ne soit naturiste) et pourtant je n’y vois rien de sexuel, et tout va bien dans ma tête.
Je passe la période de l’adolescence, un passage compliqué, pas que je sois devenue pudique, mais en y réfléchissant bien, plutôt une adolescente complexée par ma grande taille. Cependant, comme là où nous allions, le camp était fréquenté par des familles avec des gens de tous âges, ce qui impliquait des corps nus, loin des canons de beauté, ou des lignes parfaites, j’ai pu accepter mon corps.
J’ai bien sûr, comme tous les ados été jalouse du corps d’autres filles, j’ai vu la réalité et la diversité humaine, celle que l’on ne voit pas dans les magazines et finalement, je me suis trouvée normale et surtout, je me suis surtout rendu compte qu’un corps nu présenté simplement n’est pas spécifiquement érotique, et que chaque fois que me sentait excitée, c’était dû à la pudeur, la mienne ou celle des autres, ou du secret, de ce que je ne voyais pas ou de ce que je ne montrais pas.
J’ai gardé secret le fait d’être naturiste jusqu’à vingt ans environ. En effet, je craignais d’être cataloguée déviante, perverse, ou confrontée à des remarques pudibondes et moralisatrices ou alors mise à l’index et bizarrement, je me sentais forte de ce secret, comme les superhéroïnes, j’avais un secret…
Je m’amuse maintenant et quand on me demande ce que je fais dans ce monde de partouze perpétuelle. J’abonde dans leurs sens avec le regard brillant, les détails les plus intimes, les plus fous, les plus hot, les plus hard, les plus improbables, le tout avec ironie, les laissant patauger dans leurs certitudes, à savoir si c’est du lard ou du cochon.
Pour conclure, le naturisme est quelque chose que je ne veux pas perdre, même si cela devient plus occasionnel à l’avenir, j’ai bien l’intention de continuer à passer des vacances à poil !







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