Si j’en crois le sempiternel patriarcat, chacun, au stade du fœtus ou à la naissance, reçoit une âme éternelle qui lui est destinée en propre, et qui prédestine son sort, dès la naissance les jeux sont faits, en somme ! En effet, dieu, encore lui, désigne des âmes immuables et préfabriquées qui ne laissent aucune place pour quelque libre arbitre que ce soit, la liberté est une illusion due à l’ignorance de ses déterminations profondes ! Whooww. Rien que ça.
Moi qui pensais être le pur résultat de tout ce que j’ai vécu jusque-là, j’en tombe sur mon cul. Envolée mon identité personnelle, l’impermanence de mon moi est la règle, d’ailleurs, qui autre que Dieu la déterminerait, et pourquoi celle-ci plutôt que celle-là, et selon quel critère ?
Pour ma part, je rejoins Sartre quand il disait que l’existence précède l’essence dans le sens que nous façonnons ce que nous sommes, et non le destin, même si je n’oublie pas les contraintes et les potentiels réels, propres à mon existence, ce que je suis résulte de ce que je fais en m’adaptant à ce qui m’entoure, parce que la vérité absolue n’existe pas, elle n’est qu’un leurre pour les esprits faibles.
Dire que la vie manque parfois de sens est un doux euphémisme, ce que je vis prend toute sa signification en fonction de la manière dont je vois les choses, dont je les valorise et dont je leur permets de m’affecter.
Il ne tient qu’à moi, d’adopter la bonne attitude face à mon existence, afin de pouvoir profiter pleinement de tout ce qui m’arrive, en parfait accord avec ma personnalité qui n’a rien d’inné, car ses racines sont très profondes, c’est la réalité de mon vécu qui acquiert un sens à travers mes pensées, mes sentiments et mes comportements, ce que je pense modifie mon quotidien et non cette prédestination débile qu’est le destin.







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