Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Les religions, des assureurs sophistes ?

Il va de soi que je n’ai pas suivi Pascal dans son raisonnement de turfiste et je me suis appliquée à chercher sur quoi cette Foi devait s’appliquer, peine perdue, après maintes recherches et réflexions, je l’ai classée au même rang que l’horoscope, l’occultisme ou les fantômes, le père Noël me semble plus crédible.

J’ai cherché dans la philosophie antique en écartant les idées platoniciennes et aux spéculations de la philosophie antique et la seule chose intéressante est une citation d’Héraclite qui a dit « ce qui est, ce qui n’est pas, n’est pas ». De quel côté que je me tourne, il n’y a que des faits scientifiquement non crédibles ; annonciation, incarnation, ascensions, résurrection, transfiguration, miracles, ces croyances développées par l’Église catholique ne sont que les prolongements des mythes grecs, égyptiens, mésopotamiens, et de quelques autres contrées, Isis n’a-t-elle pas été vierge et mère avant Marie ? Etc.

J’ai donc classé la Foi dans le lot des abstractions comme l’âme éternelle, les anges, le paradis, l’enfer, autant de sophismes qui ont engendré les valeurs qui fondent depuis deux mille ans notre civilisation. J’en conclus que Dieu devient alors une création des hommes, de l’anthropomorphisme le plus dur : ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme, mais bien l’homme qui a créé Dieu, en lui donnant des qualités, des attributs humains, bien trop humains !

Chaque fois que j’ai avancé mes arguments, on m’a opposé une seule réponse : « le mystère » ! Si c’était compréhensible ce ne serait pas, le mystère est forcément là pour nous contraindre à l’acte de Foi. C’est un raisonnement de sophiste : si je ne comprends pas ça existe ! Rien à ajouter, le sophiste peut faire éclater tout son talent, d’autant que ces faits objets de cette Foi sont scientifiquement impossibles. Même en rêve.

Je pense que toute personne normalement constituée pensera comme moi sur l’existence de Dieu. Cependant, il reste la mort qui devient une fin sans espoir de vie future, une fin totale dans un retour du corps à la poussière, et à la disparition de l’esprit produit par le cerveau que les pythagoriciens ont appelé âme, c’est là que certains doutent… Comment l’homme athée, et donc non religieux, peut-il accepter cela, accepter sa mort, telle est alors la question ?

C’est là qu’apparaissent les assureurs, vous savez ceux qui ne sont là que pour vider nos poches, le malus représenté par l’épouvantail des enfers pour ceux qui comme moi refusent leurs diktats et le bonus par la carotte du paradis pour ceux qui comme des gentils moutons se conduisent non pas bien, mais comme on leur dit de le faire. Je parle des religions bien sûr toujours promptes à nous assurer une vie outre tombe bien adaptée à leurs injonctions.  Alors, je ne suis étonnée que ma logique me fasse préférer l’Odyssée à la Bible ou tout autre livre saint, Virgile et Sénèque aux Évangélistes ou à n’importe quel autre recueil de versets religieux.


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