Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Le clitoris est anarchiste

Le clitoris est anarchiste.
Le sujet qui naît ainsi de la découverte jouissive de son propre corps, ne saurait pas être docile. « Le clitoris est rapport au pouvoir, mais pas rapport de pouvoir. Le clitoris est anarchiste », insiste Catherine Malabou. De cette liberté aussi, surgissent d’amples débats sur le rapport entre le clitoris et le genre féminin, que la philosophe aborde sans pudeur. Soucieuse de ne pas effacer les hommes transgenres de son ouvrage, la philosophe établit une distinction entre « la femme » et « le féminin ». Le clitoris « rend sensible l’excès du féminin sur la femme ». Même si l’on abandonne le corps de femme dans lequel on est né, comme le philosophe Paul B. Preciado, le féminin perdure tel un « fantôme », sous forme de souvenir, de trauma ou de deuil. « Même s’il n’est pas nécessaire qu’il soit celui d’une femme, le clitoris reste la place énigmatique du féminin. Ce qui veut dire qu’il n’a pas encore trouvé sa place », note Catherine Malabou. N’est-ce pas précisément parce qu’il ne se laisse jamais entièrement découvrir que le clitoris se révèle aussi précieux ?
Le Plaisir effacé. Clitoris et pensée (144 p., 16 € et 11,99 € en version numérique), de Catherine Malabou, est paru aux Éditions Bibliothèque Rivages. Il est disponible en version « papier » et numérique.

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