La fierté est une émotion auto-consciente qui naît d’une évaluation positive spécifique de soi que je perçois comme ambigu, à la fois étendard de mes victoires et armure face à mes faiblesses, mais aussi quand elle est démesurée, avec un revers sombre et radical, qui peut parfois tomber dans l’excès et devenir ce fameux « péché capital » qu’est l’orgueil qui s’associe généralement à un sentiment de supériorité et provoque le rejet de l’autre.
Je connais beaucoup de personnes imbues d’elles-mêmes avec cette fierté démesurée, cet orgueil qui m’empêche d’aller vers elles, parce que je sais par avance qu’elles ne s’intéresseront pas à mon point de vue, qu’elles ne valoriseront pas mes mots et qu’elles ignorent ce qu’est l’empathie.
Ce n’est sûrement pas par humilité que j’avance ça, mais par un constat objectif, je pressens que sous ces fières armures d’autosuffisance et de perfection se cachent de grandes blessures provoquant une réaction de défense autoalimentée par un orgueil qui les conduit à mettre en avant leurs réussites pour cacher leurs faiblesses, les plonge dans la solitude, et la solitude aboutit sur le ressentiment.
J’ai beaucoup de reproches à faire à ces personnes. Cela s’applique aussi à des communautés ou des peuples entiers, le premier est qu’elles ont une trop forte estime d’elles-mêmes, et que tout tourne autour d’elles et bien sûr n’assument pas leurs erreurs, elles finissent par être rejetées parce qu’elles deviennent des auto-adulateurs qui ne laissent pas de place aux autres.
Leur orgueil les incite à tomber dans l’excès, à chercher à être admiré et mis en avant et se placent en victimes lorsqu’elles ne se sentent pas assez reconnues pour ensuite faire ressortir leur côté dominateur et autoritaire.
Ce sont des personnes fières, arrogantes, humbles et faisant preuve de fausse modestie, de personnes qui se surestiment, d’égomanes, de vantards, d’ostentatoires, de prétentieux… qui sont quelques spécimens du genre qui tentent par différents chemins la reconnaissance et se défendre face à leurs forts sentiments de handicap intérieur.
Cette sorte de fierté n’a rien d’assertif, bien au contraire, elle n’apporte pas de critiques constructives, mais des attaques directes, il n’y a pas de respect pour l’autre.
Je milite pour une fierté saine en cultivant mon amour-propre. En revanche, toujours sous les rênes de l’humilité, pour cela, il est essentiel de pouvoir reconnaître ses erreurs et de connaître ses limites.
La fierté doit aller de pair avec la compréhension, l’acceptation de l’autre, et bien sûr, l’empathie et surtout, il ne faut jamais mettre de côté sa dignité si parfois, on a à faire face à ces personnalités orgueilleuses.







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