Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Du romantisme à la réalité

Le mot « fin » s’affiche à l’écran ou sur la dernière page du livre. Ils se sont mariés et auront des enfants. Le bonheur semble figé, comme s’il ne devait plus s’arrêter.

Dans la vie réelle ce n’est pas pareil, enfin la plupart du temps. On ne se marie pas toujours, mais on se « met » en couple. Le romantisme est-il passé ? Je dirais qu’il est malvenu, surtout lorsque nous ne voyons que les beaux aspects de l’autre personne et que nous fantasmons un avenir idyllique, sans faire une analyse réaliste du profil et des attentes de l’autre.

Les attentes dans les relations sont nécessaires, mais celles qui ne sont que le résultat d’un rêve romantique ne sont dans notre esprit qu’un idéal de ce que nous attendons d’une relation. Parfois, nous nous trompons nous-mêmes et en fin de compte notre attente ne restera que dans un désir irréalisable et, éventuellement, frustré.

C’est dans les premiers moments de la relation, notamment dans la phase où nous tombons amoureux, que nous nous attendons à ce que cet idéal soit réalisé. Peu importe que l’autre personne remplisse les conditions pour être à nos côtés ou non. Il y a toujours le fantasme que nous pouvons la changer.

Erreur ! L’amour ne peut pas tout faire, personne ne fait indéfiniment l’effort de changer, ce genre d’attentes ne repose sur rien de réel. Nous devons avoir des attentes similaires ou alors, la relation ne sera probablement pas fructueuse.

Dire que notre société a un problème avec l’amour est un euphémisme. De là à croire que le fait de rencontrer l’amour et d’être en couple, est l’objectif le plus important de notre existence, il n’y a qu’un pas.

Associer le bonheur à l’amour romantique, l’amour « vrai », celui du « sans toi, je ne suis rien » est la règle parce que notre culture nous dit que sans notre moitié, nous sommes incomplets et condamnés à la solitude et au malheur.

Ainsi naissent les comportements totalement irrationnels et préjudiciables, au nom de cet amour, nous sommes capables de nous manquer de respect, d’avoir des attitudes contraires à notre dignité, et de perdre notre liberté individuelle, nos goûts et nos rêves, de nous abandonner nous-mêmes.

Il paraît inconcevable aux yeux des romantiques exacerbés que nous sommes de dire « Je t’aime, mais je n’ai pas besoin de toi, je t’aime librement, parce que j’apprécie être avec toi, car nous prenons du bon temps ensemble. »

Personne n’a besoin d’être complété, puisque nous sommes tous des personnes complètes, avec ses défauts et ses qualités, personne n’a forcément besoin de quelqu’un à ses côtés, ni peur de la solitude.

Je n’ai besoin de personne pour venir me sauver de quoi que ce soit, peu importe que tu sois présent ou absent. Je n’ai pas besoin de toi, je t’aime simplement, mais je suis la personne la plus importante de mon existence.

Je veux profiter de la vie avec toi, je t’aime, et j’ai envie de tout cela, mais je n’en ai pas besoin.


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3 réponses à « Du romantisme à la réalité »

  1. Avatar de Chimerique
    Chimerique

    With or Without you… I can live…

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  2. Avatar de Admin con ou bien ?
    Admin con ou bien ?

    Bonjour
    « Personne n’a besoin d’être complété, parce que nous sommes tous des personnes complètes, avec ses défauts et ses qualités, personne n’a forcément besoin de quelqu’un à ses côtés, ni peur de la solitude. » Etes-vous certaine que cette réflexion soit largement partagée ?
    Demandez aux personnes âgées dans les V120 hier, dans les EPHAD aujourd’hui, ce qu’elles pensent de la solitude.
    Nous sommes des êtres sociaux. C’est la réalité. L’être asocial est le bord de la courbe de Gauss. Il est question de comportement pathologique ou alors de se rassurer soi-même.
    Plus je vieillis, plus j’ai des difficultés, à titre personnel, avec le plus grand nombre, mais plus je suis heureux de partager avec ma compagne cette solitude qui, au bout du compte, se révèlerait certainement insupportable. J’ai plutôt une nature d’ursidé. Vieillir, c’est voir le référentiel de notre vie changer. Il n’est pas agréable de vieillir comme il n’est pas agréable d’être seul. Une personne seule se recroqueville, se dessèche, se décompose. L’exception n’est pas la règle.
    Vous avez posté quelques photos qui montre votre joliesse. Pourquoi le faire si l’autre vous pose un problème ? Pourquoi partager ce qui ne regarderait finalement que vous ?
    L’être aimé n’est pas un pot de fleurs posé sur la table de chevet ou sur la table du salon. L’amour n’est pas une tapisserie posée sur le mur de votre existence. L’amour, c’est l’acceptation en soi, physique, sentimentale, intellectuelle, de l’autre. L’amour nous complète… JSCOB…?
    Cordialement.
    FL

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  3. Avatar de Letizia Doria
    Letizia Doria

    Donc, et je vous ai bien compris, la mission que toute femme doit accomplir consiste à trouver L’homme, son homme, celui qu’elle considérera comme l’être suprême, celui qui sera l’homme de sa vie, et au vue de cette société patriarcale dont vous faites si bien l’éloge, c’est une honte pour une femme d’être encore célibataire à vingt ans ou, pire encore, après trente ans.
    Une honte, parce qu’une femme, comme dans les années 1920, doit être mère et fée du logis, au service de son mari, de plus vous savez bien que mes années d’université, ne me servent que pour trouver un bon parti.
    Vous voudriez que je m’immerge dans ce marché de la viande en vous montrant que je suis la meilleure bête de l’étable afin de pouvoir être choisie et envoyée à l’abattoir des célibataires…
    Il est ou l’amour ? Et pour info, tout ce que je publie m’est destiné et je suis loin d’être ratatinée, il me suffit pour ça de voir ce que sont devenues mes amies avec leurs « merveilleux » mecs, des loques de femmes, mal fagotées, aucune activités ludiques, coupées de leurs ami·e·s, râleuses, aigries, grasses, même pas des fleurs posées sur la table de chevet, même pas !
    Alors ne me comparez pas à vous, parce que nous sommes de plus en plus nombreuses à choisir cette vie en pensant à nous les femmes et non au patriarcat qui voudrait nous faire culpabiliser, vous le premier.
    Quelle honte d’être seule ! Plutôt mourir que de rester célibataire ! N’est ce pas ?.

    Cordialement.

    Letizia Doria

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