C’est en cherchant des avis sur l’Euthanasie ou le suicide que je suis tombée sur la conception de l’absurde selon Albert Camus en lisant « Le mythe de Sisyphe » qui commence ainsi « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. ».
Je le rejoins quand il affirme que l’univers est totalement indifférent à nos questions existentielles, ôtant ainsi tout sens à la vie et la rendant absurde. Mais, je rejoins aussi Einstein dans sa spiritualité cosmique, sa vision de la philosophie très particulière lui a fait écrire « Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons : Univers. »
Derrière l’Euthanasie ou le suicide ce cache un phénomène qui nous place face à notre existence, la mort. La mort est pour l’immense majorité d’entre nous une préoccupation, une source d’inconfort, et une source majeure de détresse.
Elle peut devenir la principale source du développement des psychopathologies, mais peut aussi être la condition par laquelle nous nous permettons de vivre une vie authentique pour peu que nous prenions conscience de la finitude de la vie, avec le passage incontrôlable du temps et de ce que l’on en fait.
Camus voit le suicide comme un moyen cohérent et efficace, quoique quelque peu lâche, de traiter les absurdités de notre existence, placé devant la finitude de la mort, il voit une autre manière de réagir face à l’absurdité de l’existence est ce que Camus appelle le “suicide philosophique”.
Il cite l’idée qu’il existe d’autres mondes métaphysiques. Comme les paradis, ces mondes dans lesquels nous nous réincarnons et qui nous libèrent de la pensée selon laquelle la vie présente est vaine et sans signification, donc absurde.
Il cite aussi les « utopies » comme le communisme, qu’il appelait la « religion sans Dieu ». (On comprend mieux qu’il ait été expulsé du parti communiste dont il était membre après avoir exposé cette théorie.)
Pour conclure, au-delà des métaphores classiques et des questions rhétoriques, il y a un fait indéniable, c’est que nous ne pouvons rien résoudre, on peut arriver à comprendre toutes les positions, mais on reste prisonnier de la perplexité de vivre en « Absurdie »
En prendre conscience, l’assumer et réfléchir à ces univers antagonistes est positif et enrichira ce que nous connaissons déjà comme la sagesse de la contradiction.







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