J’avais, et ce, depuis toujours l’habitude, néfaste par ce que cela m’a apporté, de davantage prioriser les besoins des autres par rapport aux miens et à m’attacher à des choses, telle une accumulatrice compulsive, allant jusqu’à croire qu’elles faisaient partie de mon identité, un travail, une maison, de l’argent, et même des amis tordus, mettant presque sans m’en rendre compte, ma vie au second plan en la repoussant à plus tard.
J’ai posé mes valises dans une maison faite pour moi, en pleine nature et en même temps est venu le besoin de me défaire de certaines choses, de certaines personnes et de certaines situations, j’ai décidé de prendre soin de moi, de lutter contre mes peurs, de soigner mes plaies et de laisser derrière moi tout ce qui est susceptible de me faire du mal, pour ainsi affronter mon quotidien avec optimisme.
Pour peu que je me souvienne, notre société, m’a appris et m’a transmis la nécessaire valeur de l’amour et du respect des autres, ce qui est sans aucun doute important, mais elle ne m’a pas appris le besoin de m’aimer moi-même, et je dirais mieux, la société n’apprécie pas ça ! C’est pourquoi, aujourd’hui, je choisis de prendre la société à contre-pied et d’assumer mes choix, mon passé, mes vérités, mes mensonges et mes erreurs…
Je veux que mon cercle d’amis ainsi que les personnes qui me sont les plus proches soient honnêtes et fiables, j’en ai assez d’entretenir ma syllogomanie des relations qui frôle l’absurde et que je conserve depuis bien trop longtemps par peur de vexer, chaque illusion qui se perd, est une vérité que je n’affronte pas, je sais ce que je veux et ne souhaite pas perdre du temps précieux ou en faire perdre aux autres.
Pour moi, le bonheur n’est pas un sentiment, c’est une décision. J’ai donc décidé d’imposer des limites à ma patience et de recentrer ma tolérance sur des sujets qui, au contraire, la méritent, de ne plus supporter des menteurs, des gens présomptueux qui ne sont là que pour profiter de la bonne pomme que je suis. À partir d’aujourd’hui, j’arrête de tourner les pages du livre de ma vie, et j’en deviens l’auteure, la vraie protagoniste.
Qu’est-ce qui m’a m’a fait évoluer ainsi ? J’ai simplement pris conscience que depuis ma plus tendre enfance, tous ceux qui ont traversé ma vie ont projeté sur moi leurs insécurités et leurs valeurs, sans jamais me prioriser en tant que personne authentique et unique. Suis-je égoïste ?







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