Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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De gauche ou de droite ?

Voilà donc le clivage (gauche-droite), l’état des lieux opaque et mouvant censé m’orienter dans la politique contemporaine. Il est rare que l’on pose cette question à quelqu’un, mais il arrive qu’on se la pose à soi-même. Je me la pose alors.

Alors de gauche ou de droite ?

Je ferai la même réponse que la jeune philosophe et essayiste Marylin Maeso, professeure de philosophie en lycée et spécialiste d’Albert Camus à qui elle a consacré un Abécédaire, et autrice des Conspirateurs du silence, dans lequel elle dénonce le climat délétère du débat public contemporain.

« Je me situe sur la crête sceptique de la gauche. J’entends par là que je me reconnais dans un certain nombre de principes, de valeur et de combats que la gauche fait siens (égalité sociale, antiracisme, féminisme, droits des LGBT+, écologie, etc.), mais que j’aime conserver une certaine distance critique, notamment vis-à-vis de ses méthodes. » (Marylin Maeso). J’y ajouterais à titre personnel « vis-à-vis de la laïcité, de son approche du fait religieux et du communautarisme (abandon de l’universalisme) ».

Le Français a le cœur à gauche, mais le portefeuille à droite. (citation d’Anatole de Monzie), Macron et ses partisans l’ont bien compris en se déclarant « ni de droite ni de gauche », on choisira pour eux, en les soupçonnant d’être de droite, mais de vouloir s’acheter une bonne conscience progressiste sans joindre l’action à la parole.

La division droite/gauche ne disparaîtra jamais, parce qu’elle est simple et pratique, vague et malléable à souhait, elle va continuer à muer et telle une girouette, prendre le sens du vent et le pli de l’époque avec tous les travers et opportunismes que cela impliquera.

Ce qui m’inquiète le plus c’est l’impact croissant du prisme identitaire à droite comme à gauche, et la polémicisation des débats autour d’enjeux de société due à l’influence conjointe et grandissante de certaines émissions et des réseaux sociaux.

« Mais j’y vois aussi une raison de me réjouir, tant que l’on débat des idées, les lignes bougent, c’est que le corps politique est vivant. » (Marylin Maeso)


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