Je me suis construite toute seule sans avoir eu besoin de combler d’autres attentes que celles que je m’étais moi-même fixées, ma trajectoire personnelle, mes études, mes efforts et mes expériences en sont mon capital.
J’ai réussi à atteindre à moins de trente ans tous mes buts et mes rêves, et je me sens fière d’avoir réussi. En revanche, je sais aussi que je peux encore parvenir à plus de choses, ma grande estime de moi et mon assertivité sont mes meilleures ressources, atouts ou armes pour continuer à lutter pour mes objectifs futurs.
J’en suis au stade ou je lèche mes blessures. En effet, j’ai été déçue de ne pas avoir su inspirer confiance à l’équipe que forme mon entreprise, pas énorme, neuf entités en tout, je pensais avoir les capacités pour mesurer, faciliter, rassembler et renforcer l’équipe par un leadership ni agressif, ni dominant.
Tels furent mes choix et mon erreur de croire qu’avec l’échec du modèle actuel, les entreprises ne répondaient pas aux besoins humains et ne servaient pas le bien commun de l’équipe, celui de supposer que conjuguer le verbe être est plus important que de conjuguer le verbe avoir.
La question que je me posais était : serait-il possible d’aimer le travail ? La réponse est oui, mais sans transformer mon entreprise et ma vie en des pièces d’un grand engrenage d’unité de production pour l’entreprise et d’échanger ma santé et mon bonheur contre de l’argent.
Je laisse donc une entreprise par ailleurs très florissante continuer son chemin sans moi et me dirigerais vers un entrepreneuriat plus social, établi sur le même modèle économique qu’une entreprise capitaliste ordinaire, mais avec l’objectif fondamental de combattre un problème social.
Mon futur défi, mon but ultime sera la mise en route d’un projet d’entreprise qui créera une valeur sociale grâce à des stratégies qui génèrent des avantages sociaux, mais ce ne sera pas une entreprise à but non lucratif, même si elle concentrera son activité au-delà de la rentabilité.







Laisser un commentaire