Ce premier jour d’été devient un jour bizarre pour moi, je viens de recevoir un courriel officiel du CNAOP (Conseil national d’accès aux origines personnelles) dans mon coffre Digiposte.
De prime abord, je me demande ce que le CNAOP me veut, parce que je ne l’ai jamais sollicité, vu que connaître mes parents biologiques ne m’intéresse pas, mieux encore cela me répugne !
Ce courriel disait que la récente levée de secret et la déclaration d’identité de ma mère biologique me permettait d’accéder à mes origines, décision qu’elle avait prise librement et qui sont, dès lors, définitives et irréversibles, mais ne conduisent pas nécessairement à une rencontre, celle-ci ne pouvant découler que de la volonté de ma mère biologique et de la mienne. En aucun cas, le CNAOP ne pouvant se substituer à nos volontés.
La blessure de l’abandon est une plaie purulente qui m’affecte et influence depuis toujours mes actes de femme accomplie, ce qui a forgé ma personnalité et qui me suivra tout au long de ma vie.
Je porte en moi les traumatismes de mon passé et les transforme en modèles ou en habitudes. Il était et est important pour moi de pouvoir jouir d’une bonne santé émotionnelle.
Depuis mon émancipation, j’ai réussi à me créer une « continuité confortable », qui m’a permis d’avancer dans ma vie et qui m’a apporté tout ce dont j’avais besoin et n’ai aucune envie que ma vie bascule et vienne interrompre cette continuité confortable.
Il n’est pas question de remettre un pansement là où j’ai déjà effectué un véritable acte de chirurgie en tranchant dans le vif, donc je prendrai le temps de la réflexion.







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