Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Petit état des lieux.

J’ai pris la résolution à la sortie de mon cursus universitaire de ne jamais me faire pourrir la vie par le travail. Ni par quoi ou qui que ce soit, d’ailleurs.

À 31 ans, j’ai décidé, ensuite à ce que je qualifierais « de petits tracas » dans mon entreprise (qui marchait très bien !) de tout bazarder et de m’installer dans ma région d’origine. Il faut dire que depuis quelque temps, je me posais la question : « où ai-je envie de vivre ? ».

La Corse ? J’y ai vécu de ma naissance à l’âge de huit ans, je n’en ai que très peu de souvenir, et ils sont tous mauvais, tout au moins c’est l’impression que j’en ai. J’y suis retournée quelques fois pour régler une succession et me séparer de certains biens, puis en villégiature pour m’imprégner de la vie et de la société corse.

Mais, la vie en Corse n’est pas faite pour moi, la société même si elle parait ouverte de prime abord est parasitée par la religion, par les confraternités, les croix et autres artefacts sont présents partout, de la cime des montagnes, à l’entrée du moindre hameau, le machisme y règne en maître et je n’ai gardé aucun ami de cette période.

Sur Nice ? J’y ai vécu de 8 à 12 ans avec mon père, là aussi période trouble, et suite à son décès, puis de 12 à 16 ans en famille d’accueil, tous mes amis, toutes mes amies, tous mes bons souvenirs viennent de cette période-là.

Le choix fut vite fait, même si la Corse a une place privilégiée dans mon cœur, c’est dans la région de Nice et plus précisément Saint-Jean-Cap-Ferrat que j’ai déposé mes valises dans une belle maison qui m’offre chaque matin des levers de soleil de rêve au-dessus de la mer, de ma mer.

Et professionnellement me direz-vous ? Une chose est sûre, je n’ai quitté mon entreprise pour une autre, ce que je recherche, c’est l’aventure humaine, alors que celle de l’entreprise n’est qu’une vulgaire aventure financière.

Huit mois ont passé, ce fut professionnellement, je l’avoue un saut dans le vide, et j’assume le fait que c’est plus un problème pour les autres que pour moi.

Parfois, on s’en va pour réfléchir, parfois, on s’en va parce que l’on a réfléchi disait Alla Merini la grande poétesse italienne, voilà, je suis partie, j’ai réfléchi et maintenant, je profite de mes vacances, de vraies vacances pour une fois, sans début ni fin.

Dans ma tête quelques idées ont germé, je ne devrais en choisir qu’une, mais ce sera pour plus tard.


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3 réponses à « Petit état des lieux. »

  1. Avatar de William
    William

    Merci pour ces nouvelles. Nos lieux de vie dans l’enfance sont prégnants. Une entreprise se doit d’être rentable pour exister, sinon c’est de l’étatisme et le fonctionnariat. Ne confonds-tu pas vie privée et vie professionnelle ? Avoir des enfants est surement une réponse à ce que tu recherches, même si tu ne l’admets pas. C’est aussi prendre des risques, pour nous et pour eux, tu en as fait les frais, mais toutes ces aventures ne finissent pas mal. Tu en es aussi la preuve. Toutes les vies ne font pas faillite, loin s’en faut.

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  2. Avatar de Letizia Doria
    Letizia Doria

    La rentabilité de mon entreprise était très bonne avec une très bonne expansion, ( Passer de 1 à 9 employés en deux ans ) mais il y a un monde entre travailler pour se donner une vie agréable et travailler pour faire plus encore de profit. Je ne serais jamais prête à sacrifier ma qualité de vie pour une course au fric, donc il y avait divergence de vue sur l’avenir de l’entreprise entre mes employées et moi, en vendant mes parts (95%) je leur ai laissés l’occasion de faire valoir leur vues et de le faire avec ce nouveaux partenaire. ( Je n’ai pas de très bonne nouvelles pour leur partenariat mais c’est leur affaire )
    C’est justement parce que je ne confond pas ma vie privée et ma vie professionnelle que j’ai agi ainsi et avoir des enfants me semble la chose la plus égoïste à faire vu l’avenir qui se présente à nous, j’ai résolu le problème pas une ligature irréversible de mes trompes.
    La vie continue, et je rencontrerais ma famille biologique très bientôt.
    Lis mon article  » Vers une entreprise plus juste. « 

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  3. Avatar de William
    William

    Que de radicalisme Letizia ! Cool.
    J’attends la suite de l’histoire, à savoir quelle sera la suite de ta carrière. J’aimerais savoir le sport que tu fais depuis que tu as quitté la région que tu sais. Toujours de la course à pied, toujours du bateau ?

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