J’ai pris la résolution à la sortie de mon cursus universitaire de ne jamais me faire pourrir la vie par le travail. Ni par quoi ou qui que ce soit, d’ailleurs.
À 31 ans, j’ai décidé, ensuite à ce que je qualifierais « de petits tracas » dans mon entreprise (qui marchait très bien !) de tout bazarder et de m’installer dans ma région d’origine. Il faut dire que depuis quelque temps, je me posais la question : « où ai-je envie de vivre ? ».
La Corse ? J’y ai vécu de ma naissance à l’âge de huit ans, je n’en ai que très peu de souvenir, et ils sont tous mauvais, tout au moins c’est l’impression que j’en ai. J’y suis retournée quelques fois pour régler une succession et me séparer de certains biens, puis en villégiature pour m’imprégner de la vie et de la société corse.
Mais, la vie en Corse n’est pas faite pour moi, la société même si elle parait ouverte de prime abord est parasitée par la religion, par les confraternités, les croix et autres artefacts sont présents partout, de la cime des montagnes, à l’entrée du moindre hameau, le machisme y règne en maître et je n’ai gardé aucun ami de cette période.
Sur Nice ? J’y ai vécu de 8 à 12 ans avec mon père, là aussi période trouble, et suite à son décès, puis de 12 à 16 ans en famille d’accueil, tous mes amis, toutes mes amies, tous mes bons souvenirs viennent de cette période-là.
Le choix fut vite fait, même si la Corse a une place privilégiée dans mon cœur, c’est dans la région de Nice et plus précisément Saint-Jean-Cap-Ferrat que j’ai déposé mes valises dans une belle maison qui m’offre chaque matin des levers de soleil de rêve au-dessus de la mer, de ma mer.
Et professionnellement me direz-vous ? Une chose est sûre, je n’ai quitté mon entreprise pour une autre, ce que je recherche, c’est l’aventure humaine, alors que celle de l’entreprise n’est qu’une vulgaire aventure financière.
Huit mois ont passé, ce fut professionnellement, je l’avoue un saut dans le vide, et j’assume le fait que c’est plus un problème pour les autres que pour moi.
Parfois, on s’en va pour réfléchir, parfois, on s’en va parce que l’on a réfléchi disait Alla Merini la grande poétesse italienne, voilà, je suis partie, j’ai réfléchi et maintenant, je profite de mes vacances, de vraies vacances pour une fois, sans début ni fin.
Dans ma tête quelques idées ont germé, je ne devrais en choisir qu’une, mais ce sera pour plus tard.







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