Je vais encore une fois m’attirer les foudres d’une partie de la gent masculine et féminine. Je ne vais pas me faire la porte-parole de celles de mes amies qui consacrent exclusivement leur vie à l’entretien de leur foyer et de leur famille.
L’expression femme au foyer (selon Wikipédia) désigne l’un des statuts attribués à une femme au sein du couple. Il correspond à la femme qui réalise la majeure partie des tâches qualifiées de ménagères. (sic).
Ainsi, elles ont fait le choix d’être invisibles, sans rémunération et de ne bénéficier d’aucune reconnaissance sociale malgré un travail de 24 H par jour et de 365 jours par an.
Par ailleurs, elles ont fait le choix d’être considérées comme inactive, de ne pas avoir de vacances, d’être autant la chef d’orchestre que l’esclave de son petit monde.
Alors, elles ont fait le choix d’être chaque jour et à chaque instant « obligées » de respecter les exigences qu’implique ce travail de femme au foyer qui n’existe pas. De voir ses sources alternatives de satisfaction diminuer. De laisser ces exigences influer négativement sur leur humeur et leur état de santé général.
Elles ont fait le choix d’être des esclaves du patriarcat et de son sexisme qui n’est rien d’autre qu’une attitude fondée sur l’infériorité supposée des femmes en tant que groupe.
Ce n’est pas un jugement, mais une constatation. Je ne m’imagine pas une seule seconde, tenir le rôle d’une de ces femmes « admirables » qui ont tressé la tristesse sur leurs cheveux en mettant leur vie entre parenthèses.
La famille privatise les soins. La structure juridique et économique du foyer nucléaire transforme l’amour et l’intimité en abus, en propriété, en pénurie. Les enfants sont une propriété privée, légalement possédée et entièrement dépendante économiquement de leurs parents. Le dur labeur des soins (s’occuper des enfants, cuisiner et nettoyer) est caché et dévalorisé, accompli gratuitement par les femmes au foyer.
Est-ce cela « Vivre ? », tout donner à ses enfants, à son foyer, à sa famille ?
Comment peut-on se regarder dans un miroir en promulguant par l’exemple ce rêve patriarcal consistant à ce qu’un jour ses filles soient des esclaves qui ne se plaignent jamais ?
En faisant le choix de ne pas avoir d’enfants, ni de famille, ni de foyer, j’ai résolu ce problème en amont. Ce que j’aurais voulu pour elles, c’est qu’elles soient des femmes qui construisent leur avenir avec fierté, et en toute liberté, loin, très loin du patriarcat.







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