J’avais seize ans quand j’ai vraiment pris conscience qu’être une femme voulait dire être inférieure aux yeux d’une majorité hommes. De là est né mon engagement dans le féminisme. Un mouvement de lutte pour l’égalité au début, puis pour l’équité ensuite. Un mouvement qui se voulait universaliste. Un mouvement de lutte contre le patriarcat, et pas contre les hommes comme certains semblent le croire.
Quinze ans plus tard, le féminisme gagne des positions et augmente la conscience sociale de l’égalité des chances et des droits. Les luttes ont évoluées, se sont éclatées en un grand nombre de féminismes racialisés, cultualisés (dans le sens de religion) et même radicalisés pour certaines qui rejettent carrément la gent masculine sans son ensemble.
Je me suis rendu compte que le mot féminisme rend beaucoup d’hommes nerveux, que les situations d’inégalité entre les genres sont encore habituelles malgré le changement générationnel en cours. En contrepartie, des mouvements misogynes commencent également à s’organiser.
Pour les plus radicaux d’entre eux, les Incels veulent carrément un monde qui garantit aux hommes l’accès au sexe quelle que soit la volonté des femmes. Ce groupe d’hommes hétérosexuels reproche aux femmes et à certains prototypes d’hommes leur propre incapacité à établir des relations avec l’autre sexe et, par conséquent, à avoir des relations sexuelles.
Oui, il existe différents types de féminismes, et c’est une très belle et bonne chose. Cette différence, plutôt que de séparer les femmes dans leur lutte pour la libération, rapproche ces dernières dans leurs différences. Les différents mouvements se retrouvent dans leur objectif principal, incorporant des inégalités que les autres mouvements n’ont pas incorporées.
Pour conclure, je dirais que je ne veux pas « ne pas être une femme », je ne maudis pas le fait d’être née femme. Je souhaite qu’être une femme cesse d’être une marque, un péché, la stigmatisation qui fait de moi une femme prédestinée à être une victime directe.
Je fais partie d’un mouvement qui me respecte parce qu’il m’aime comme je suis et qui, en même temps, me fait être une meilleure personne… une meilleure femme.







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