Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Le droit à la paresse ?

Apparemment, les adeptes du « travailler plus pour gagner plus » à l’instar de Nicolas Sarkozy se sont mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Désormais, une majorité de Français, dont je fais partie, considère que le travail est avant tout une contrainte plutôt qu’une source d’épanouissement.

Comment s’en étonner quand les entreprises font l’apologie du changement permanent, en isolant les salariés les uns des autres Elles ont renversé le pacte social en les rendant acteurs de leur développement professionnel.

De nos jours, la notion de carrière n’a plus aucun sens et est remplacée par la notion d’employabilité, les entreprises mettent en place une stupidité fonctionnelle avec leurs stratégies de marketing RH.

Les salariés deviennent des pions éjectables qui ne font que renforcer la marque d’entreprise au travers d’une expérience collaborateurs qui, si elle sert à attirer les meilleurs candidats, laisse aussi beaucoup de monde sur le carreau.

Cette stupidité fonctionnelle, par le jeu de « la carotte et le bâton » ne fait que renforcer le rapport consumériste des salariés. Mauvais choix ! Désormais, ce comportement semble se retourner contre elles.

Le travail perd sa position centrale dans la vie de nos concitoyens, un constat qui se confirme jour après jour. Offrir des bonus à leurs collaborateurs est très efficaces pour les fidéliser à court terme. Cependant, c’est aussi payer plus d’impôts pour finalement un gain financier médiocre et surtout une vie médiocre pour eux et leur famille.

Ainsi, selon une enquête de l’IFOP, un Français sur trois se dit rester stricto sensu dans le cadre de son contrat de travail, refusant les heures supplémentaires, d’être sollicité en dehors des heures de travail et les éventuelles tâches qui ne relèveraient pas de sa mission.

Et 45 % déclarent travailler « juste ce qu’il faut ». Une « pratique » particulièrement forte chez les plus jeunes : 61 % des 18-24 ans et 71 % des 25-34 ans. Mais, cette approche ne suscite pas réellement de désapprobation puisque seulement 22 % des interrogés l’assimilent à de la fainéantise.

Avoir des revenus, tel est l’objectif principal désormais des salariés français. Près de la moitié (45 %) des personnes interrogées, dont 14 % tout à fait d’accord, ne se rendent au travail que pour le salaire qu’elles en retirent. Un chiffre en nette augmentation puisqu’en 1993, ils n’étaient qu’un tiers (33 %) à placer l’argent en tête de leur motivation.

L’aspiration à une vie plus équilibrée, de meilleure qualité, la quête de sens dans leur travail… sont déjà devenus des marqueurs forts, surtout chez les plus jeunes salariés.


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