Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Voyager, c’est le pied !

Résultat d’une adaptation évolutive qui m’a aidée à faire face aux événements difficiles de ma vie, j’en viens à faire partie de ces gens qui n’en finissent jamais avec l’insatisfaction. Cette adaptation se produit chez moi rapidement, de sorte que je peux passer d’un sentiment de grande joie à un léger bonheur, ou d’une douleur intense à un inconfort modéré, en un laps de temps plutôt court.

Cette tendance à désactiver les humeurs positives ou négatives après que se produisent des événements qui les encouragent ou les génèrent devient une grande source d’insatisfaction quand elles sont positives.

J’ai cherché à comprendre cette insatisfaction et j’ai trouvé un semblant de réponse dans mes gènes, la variante génétique DRD4-7r que je possède. La variante DRD4 seule me prédisposerait à l’obésité, mais avec l’allèle DRD4-7R, c’est de la prédisposition au voyage et à l’aventure qu’il s’agit.

Le DRD4-7R est porté par seulement 20 % de la population. Il a pour conséquence d’augmenter le goût pour le mouvement, la nouveauté et l’aventure. Plus concrètement, les personnes qui le possèdent ont davantage le goût du risque, une forte attirance pour la nouveauté, des capacités marquées pour la résolution de problèmes et une tolérance élevée au stress. Je me retrouve tout à fait dans ce caractère.

Je comprends mieux mon goût (immodéré diraient certains) pour les voyages. Voyager, pour moi, c’est une expérience que je savoure dès la planification, à travers la réalisation puis à travers le souvenir. Plus jeune, j’ai trouvé toutes les excuses possibles et imaginables pour voyager, seule, au bout du monde, par la suite j’ai voyagé pour faire des Trails, des raids, dans des endroits paradisiaques.

Découvrir l’Uluru (Ayers Rock) en Australie fut mon premier coup de cœur, il s’ensuivit plein d’autres, comme « La diagonale du fou. » La traversée de l’île de la Réunion entre volcans et nature luxuriante, ou la longue montée, dans un Treck cette fois-ci vers le Machu Picchu.

La découverte aussi de personnes mémorables comme Diego Alamos qui a réalisé son rêve, sa folie, disait-il, installer une librairie au milieu du désert chilien à San Pedro d’Atacama.

L’épidémie ou la pandémie de COVID a stoppé net la possibilité de faire ce genre de voyages, je me suis rabattue sur des voyages plus courts, le Road trip, ou la voiture remplace souvent le sac à dos en fonction des saisons et du climat.

Je me suis adaptée, j’ai changé de voiture pour l’adapter à mes virées et à mes bagages, et finalement changer de contexte s’est avéré pour moi être une rupture saine avec les routines habituelles et bon pour ma santé mentale.


En savoir plus sur Les petits billets de Letizia

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire