Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

,

Réunion d’anciens élèves…

Certains s’exhibent en doudounes de marques dans les stations de ski, et d’autres ont choisi d’évoquer de vieux souvenirs de leurs vies étudiantes. C’est une excellente occasion de se rendre compte, à travers les anciens amis du lycée et de l’université, comment nos vies ont évolué et comment chacun a grandi à sa manière.

Qu’est-ce que c’est que d’être grand ? La naissance est un début et la mort est une fin, cela ne fait aucun doute, mais il y a ces moments particuliers qui nous font réaliser le passage du temps, qui nous font nous sentir plus matures, comme des étapes importantes. Lorsque nous sommes enfants, nous vivons de nombreuses premières fois : la rentrée scolaire, la découverte de la liberté, le fait de grandir… Tout cela semble arriver si vite !

Puis, on arrive au lycée, à l’université, aux grandes écoles, et au début de notre vie professionnelle… On est censé être adulte du jour au lendemain. On fait un peu semblant parfois comme le premier jour d’un stage, déguisée en tailleur Chanel ou Prada et talons aiguilles. Finalement, on n’est pas si pressé d’être grand. Pourtant, c’est le début des échéances…

Un interrogatoire faussement innocent commence. Que fais-tu dans la vie ? Pas de copine/copain ? L’objectif : collecter un maximum d’informations sur son challenger et dégainer plus rapidement que lui. Oui, tout roule pour moi aussi, merci. Si à ce stade, on ne pense pas (encore) à comparer ses rides à celles de ses anciens camarades, tout le reste alimente une compétition inconsciente.

Les succès des autres ne me complexent pas, parce que je suis compersive. La société avec ses ridicules « Guides ultime de la vie », une liste d’étapes par lesquelles chacun devrait passer à un âge donné, est tout aussi absurde. « Si vous n’avez pas obtenu votre premier emploi à 19 ans, (25 ans pour moi). Annoncé vos fiançailles à 25 ans (j’ai opté pour le célibat à vie). Vous aurez 28 ans quand vous aurez votre premier bambin (pas d’enfant pour moi), alors vous risquez de manquer le coche.

Avoir des responsabilités, trouver une stabilité, un bon travail, une maison, Oui, bien sûr, mais me marier, avoir des enfants, un chien ou un chat selon mon profil affectif, c’est « non » ! Mais, faut-il vraiment se prendre au sérieux ? Faut-il que je cesse de jouer, de m’enthousiasmer ? Qui décide de ce que je peux ou ne peux pas faire ? » C’est en étant consciente de qui je suis et de ce que j’ai envie de devenir que je grandis. Je veux prendre mes décisions en fonction de ce que je veux, sans laisser personne d’autre m’influencer ou me contrôler. Ces choix-là, seuls, me permettent de grandir.

Faire preuve d’un certain savoir-vivre, c’est aussi apprécier les petites choses et ne pas avoir honte de le montrer. S’émerveiller devant quelques flocons de neige, apprécier l’enthousiasme d’une soirée réussie, jouer dans les vagues en voilier, faire un trail à l’autre bout du monde… au contraire, on les apprécie davantage, car elles deviennent rares et précieuses.

On entend souvent après un échec ou une déception « allez, tu en ressortiras plus grand et plus fort ». C’est généralement le cas, mais est-ce que seule la négativité peut favoriser mon évolution ? La maturité implique-t-elle nécessairement le fait être amer et sombre en raison des difficultés de la vie ? Je ne suis pas sûre de vouloir grandir si c’est le cas !

Je pense avoir énormément évolué au cours des dernières années. Pourquoi ? Parce que j’ai pris conscience de certaines choses, des compétences, des envies (ou pas), de ce qu’il est possible de faire et l’envie de trouver comment le réaliser.

Je ne me force plus à grandir et n’attends pas d’être grande pour me lancer dans une aventure, quelle qu’elle soit. Si vous avez l’occasion de me croiser à une réunion d’anciens élèves, soyez aimables : au lieu de me parler de ma carrière, passez-moi plutôt le plateau d’amuse-gueules.


En savoir plus sur Les petits billets de Letizia

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire