Bien sûr, il y a des avantages à planifier un voyage à l’avance. Cependant, j’apprécie davantage les escapades de dernière minute comme les road-trip de proximité et européens. J’aime conduire et j’apprécie mon confort, le road-trip me permet ça. C’est une réelle expérience définie par la mise en place d’un itinéraire plus ou moins choisi à l’avance et par des moments de découvertes inattendues au fil des kilomètres, avec un fort sentiment de liberté.
Je laisse la flexibilité me guider et bien souvent, j’explore des destinations qui n’étaient pas nécessairement sur mon radar, je n’hésite pas à sortir de ma zone de confort de voyage. Ce type de voyage a tendance à proposer des itinéraires plus simples, ou aucun itinéraire du tout, ce qui rend l’expérience plus lente et plus calme. J’ai horreur de devoir m’assurer de tout vérifier sur l’itinéraire prévu, et de devoir me précipiter vers mon prochain arrêt.
Avec les voyages spontanés, je n’ai pas le temps de trouver chaque « meilleur endroit, restaurant, hôtel. », au lieu de cela, lorsque j’arrive et que je trouve quelques chose que j’apprécie, je n’ai pas cette pression de partir immédiatement pour tout intégrer.
J’ai organisé mon premier road-trip, seule, il y a six ans pour visiter le reliquat de la famille de mon père adoptif, dans les Dolomites. Ce fut une véritable découverte. Pas la famille bien sûr, qui n’était que la pâle copie d’une bourgeoisie fasciste à la sauce Mussolini qui m’a dégoûtée dès leurs premières paroles. J’ai coupé court à cette rencontre et je me suis focalisée sur mon voyage.
Je n’aurais pas cru trouver un tel dépaysement en Italie, bien loin des bords de mer et de la dolce vita. Imaginez : de hauts sommets, des plateaux, des routes sinueuses, des lacs irréels, une multitude de randonnées et une gastronomie aux accents tyroliens. À chaque saut vers un nouveau point d’intérêt, le paysage change radicalement. À chaque virage, c’est une nouvelle surprise. Sur la route ou sur les sentiers, les montagnes des Dolomites se dressent, imposant l’humilité. On ne peut que se sentir tout petit face à ces géantes de pierre. J’ai été tout simplement séduite à chaque kilomètre, que demander de plus ?
Ayant vécu mes huit premières années plus tous les étés de huit à treize ans en Corse, mais toujours dans l’extrême sud, la région de Bonifacio, j’ai voulu redécouvrir la Corse au mois de juin. J’ai redécouvert les paysages époustouflants, la beauté naturelle de la Corse en juin est incomparable de celle que l’on trouve en été. Avec des montagnes, des plages, des falaises, des criques et des rivières, le tout fleuri et vert. Ainsi que sa gastronomie et ses spécialités dans ses villes et ses villages pittoresques. Chacun ayant son propre charme et son histoire.
J’ai apprécié la disponibilité et la gentillesse des professionnels du tourisme, hôteliers et restaurateurs loin du stress de la pleine saison, les longues journées du mois de juin, les paillotes, les soirées guitare sur la plage, sans oublier les belles rencontres.
Ces coups de foudre se sont transformés en passion, depuis j’organise mes voyages en les couplant avec des activités sportives, des trails en général, seule ou à deux, quelques fois en y rajoutant un volet coquin. Il n’y a jamais de mal à se faire plaisir en y ajoutant d’autres plaisirs, n’est-ce pas ?
En juillet prochain, ce seront les lacs entre la Suisse l’Italie et l’Autriche que je ferais.







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