Je suis d’avis que l’orthographe ne nécessite pas de réforme. En effet, la langue française a toujours suivi son propre rythme, en s’adaptant aux changements de chaque siècle. Elle s’enrichit également grâce aux milliers de mots empruntés à d’autres langues.
La langue française est avide de nouveaux termes, qu’elle assimile et intègre dans son vocabulaire pour le rendre encore plus riche. Pour toutes ces raisons, je pense que l’orthographe évolue naturellement et ne nécessite pas d’intervention artificielle.
Évidemment, la question des fautes d’orthographe peut être délicate. Pour ma part, je considère que cela reste un critère important. Je ne veux pas juger les gens hâtivement, mais je dois avouer que je tends à associer les personnes qui font beaucoup de fautes à des personnes sans intérêt.
L’orthographe est une question de volonté. Si une personne fait des erreurs, cela montre qu’elle ne prend pas le temps de se relire et qu’elle ne souhaite pas apprendre les bases. Par exemple, mettre un « s » au pluriel est quelque chose que l’on apprend dès l’école primaire. En somme, je pense que faire attention à son orthographe est un signe de respect envers soi-même et envers les autres.
Pour moi, une orthographe irréprochable reflète une solide compréhension des sujets, des individus, des événements et du contexte dans lesquels ils évoluent. Cela témoigne également d’une grande familiarité avec les mots, ainsi que d’une ouverture d’esprit et d’une subtilité certaine. En somme, lorsque je constate que quelqu’un écrit avec brio, j’y vois une personne intelligente et cela suscite mon intérêt.
Le métier littéraire que j’exerce est exigeant, les fautes d’accord ou de conjugaison y sont rédhibitoires. Je suis sapiosexuelle, j’aime prendre du plaisir à lire quelqu’un, tout comme j’en prends à l’écouter. Si la personne fait des fautes, cela risque de m’enlever ce plaisir. J’aime cultiver des relations qui sont pour moi autant de stimulants intellectuels.
La langue française est un véritable symbole de notre identité nationale, avec son caractère bien trempé et sa richesse incomparable. Je suis fière de cette langue insaisissable, insatiable et vivante, qui se tourne vers l’autre et cherche constamment de nouvelles influences. Elle accepte les néologismes et s’enrichit de toutes les tournures venues de tous les territoires, sans distinction de critère social, racial, culturel, de préjugé ou de caste. La langue française est une véritable source d’ouverture et d’enrichissement pour moi qui la pratique et qui la chérit.







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