La situation au Niger est de plus en plus préoccupante, avec le renversement du président élu et les tensions qui se sont intensifiées entre les militants pro-junte et la France. Dimanche dernier, plusieurs dizaines de manifestants ont protesté devant l’ambassade de France à Niamey, appelant au retrait des soldats français encore présents dans le pays. Cette manifestation a été suivie d’accusations selon lesquelles la France chercherait à intervenir militairement pour rétablir le président élu.
Ces événements témoignent d’une montée du ressentiment à l’égard de l’ex-puissance coloniale qu’est la France dans une région marquée par les coups d’État. Le scénario de rejet se répète après les putschs au Mali et au Burkina Faso. Les tensions entre la France et les pays africains se sont intensifiées ces dernières années, avec des critiques croissantes s’agissant de la présence militaire française en Afrique et des accusations selon lesquelles la France chercherait à maintenir son influence dans la région.
En toile de fond, un autre enjeu apparaît – à Niamey comme à Bamako quelques mois plus tôt – avec des drapeaux russes agités ici ou là depuis le coup d’État : celui de l’influence croissante du groupe paramilitaire Wagner, et donc de la Russie, au Sahel. Cette situation renforce les craintes selon lesquelles la région pourrait devenir le théâtre d’une nouvelle guerre froide entre les grandes puissances.
Le président Macron, quant à lui, fait face à une situation difficile. Son arrogance semble lui revenir en pleine gueule, alors que les tensions avec les pays africains se multiplient. La France doit maintenant trouver un moyen de maintenir son influence dans la région tout en respectant la souveraineté des pays africains et en évitant tout conflit militaire.
En conclusion, la situation au Niger est préoccupante et témoigne d’une montée des tensions entre la France et les pays africains. La présence croissante de la Russie dans la région ajoute une dimension supplémentaire à cette situation déjà complexe. Il est essentiel que toutes les parties impliquées travaillent ensemble pour trouver une solution pacifique à cette crise et éviter toute escalade militaire. La France doit également réfléchir à sa politique en Afrique et trouver un moyen de maintenir son influence sans susciter de ressentiment ou de méfiance, mais il faudra changer de président pour ça.







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