Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

La quête de soi : un défi pour les moutons de Panurge

Avez-vous déjà ressenti cette profonde perplexité face à ces personnes qui semblent négliger l’exploration de leur identité profonde et la préservation de leur dignité ? On dirait bien qu’ils préfèrent se laisser influencer par des forces extérieures plutôt que de faire face aux confrontations. Ils imitent, obéissent, abandonnent, et leur passivité atteint des sommets, parfois même en rationalisant des actions dénuées de toute logique. C’est à se demander s’ils comprennent qu’ils sont en train de se forger une identité illusoire, absorbée par le monde extérieur.

Je suis occasionnellement amenée à fréquenter un cercle où opère ce mode de fonctionnement. Et laissez-moi vous dire que ça ne me met pas vraiment à l’aise. Je me sens comme si je flottais dans un nuage de coton, entourée de personnes qui attendent que je les perçoive comme uniques et spéciales. Mais si j’ai le malheur de maintenir ma propre voix, d’agir selon mes désirs et motivations, je suis rapidement pointée du doigt, mise à l’écart.

Peut-être que le simple fait de diverger d’opinions ou de penser différemment engendre du stress chez ces individus. Après tout, en tant qu’espèce sociale, l’acceptation et l’intégration au sein d’un groupe sont des besoins impératifs pour notre confort. Et il est vrai que les majorités ont souvent la prééminence. Exprimer des opinions divergentes expose au risque d’attirer l’attention, une réaction instinctive chez les humains qui dépendent des autres pour leur survie, tant physique que psychologique. Après tout, il est ardu de rester en bonne santé et de survivre en solitaire.

Mais voilà, aller à l’encontre de la majorité revient à défier cet instinct de survie. Et soyons honnêtes, ce n’est pas une tâche facile. Sur le plan émotionnel, s’adapter à des groupes semble moins complexe que d’affirmer des opinions discordantes. Mais si nous nous contentons tous de suivre docilement les traces des autres, nous risquons d’encourager le totalitarisme et de freiner tout progrès collectif.

Alors oui, je sais que c’est délicat. Mais le gain est considérable lorsque nous cultivons notre capacité à exprimer nos opinions uniques. La loyauté envers soi-même demeure essentielle. Nous pouvons errer, nous tromper, pourtant cela ne détermine en aucun cas notre valeur. Il importe donc de se laisser guider par notre conscience et de revendiquer ce droit inhérent à penser différemment.

Et en tant que communautés, nous devons apprendre à écouter ceux qui pensent autrement. Fuir la tyrannie de la pensée majoritaire pour se concentrer sur les arguments les plus valides devient un acte de responsabilité collective. Car après tout, c’est en remettant en question les idées préconçues et en encourageant le débat d’idées que nous pourrons réellement progresser.

Alors mes chers lecteurs, ne soyez pas des moutons de Panurge ! Ne laissez pas les forces extérieures vous dicter votre identité et votre comportement. Cultivez votre individualité, osez penser autrement et faites entendre votre voix. Car c’est ainsi que nous pourrons réellement grandir en tant qu’individus et en tant que société.

Sur ces mots remplis de sagesse (et d’un brin d’ironie), je vous laisse méditer sur votre propre quête de soi. Et rappelez-vous : la véritable grandeur réside dans notre capacité à être fidèles à nous-mêmes, même si cela signifie aller à contre-courant.


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