Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Je suis bouillonnante, je l’avoue ! Toujours à me demander ce qui peut bien se passer dans la tête de ces individus qui osent lever la main sur une femme. Se sentent-ils aussi minables que leur geste le suggère ou bien est-ce une source de fierté pour eux ? J’ai observé ce genre d’attitude de loin, jusqu’à ce que cela se déroule sous mon toit, en septembre dernier.

J’avais convié quelques amis et connaissances à passer une soirée agréable, comme je le fais occasionnellement. Malheureusement, pendant la soirée, une amie a fait tomber un verre, ce qui n’était pas grave du tout. Cependant, son conjoint a réagi de manière inappropriée en lui donnant une claque, tout en s’excusant à sa place. L’abruti !

Évidemment, je n’ai pas pu me retenir et je lui ai demandé s’il était satisfait de lui et s’il bandait bien, mais sa réponse m’a encore plus énervé : « Elle ne sait rien faire sans casser quelque chose ! Elle casse tout cette idiote ! » J’ai alors exigé qu’il prenne ses affaires et qu’il dégage, car je n’accepte aucune forme de violence chez moi, surtout celle d’un homme envers une femme.

Bien sûr, Monsieur a ressenti une atteinte à sa masculinité et a commencé à s’énerver, ce qui a failli provoquer une bagarre lorsque d’autres convives sont intervenus. Finalement, tout le monde est parti, me laissant avec un sentiment désagréable. Et devinez quoi ? Les jours suivants, personne n’a mentionné l’incident, comme s’ils voulaient l’oublier ou mieux encore, le glisser sous le tapis.

Est-ce que d’autres couples se sont également sentis visés par cet incident ? Ou bien est-ce le cas pour tout le monde ? Est-ce que ce sujet est si tabou que ça ? Je me suis posée un tas de questions et n’ai eu que très peu de réponses.

Et puis, j’ai appris que l’abruti en question, appelons-le, Jean, 33 ans, responsable technico-commercial à Menton, près de la frontière italienne. Un modèle en société, plein d’humour, toujours prêt à rendre service, le voisin sympathique affichant toujours un sourire. Mais, progressivement, les langues se sont déliées. J’ai découvert que sa femme, appelons-la, Sandrine, vivait sous l’emprise d’un homme possessif, colérique, dominateur et mentalement instable, lui faisant endurer l’enfer.

J’ai tenté de la joindre à plusieurs reprises, en vain. Finalement, j’ai réussi à la voir sous prétexte d’hiverner mon catamaran, mais juste pour la voile. Pas un seul mot sur sa situation et au final, elle m’a dit qu’elle ne ferait plus de voile avec moi. J’ai répliqué en lui disant que j’attendrais jusqu’au printemps prochain pour trouver une autre copilote. Mais là encore, aucune réaction.

Alors voilà, je me retrouve avec un tas de questions sans réponse et un catamaran sans copilote. Mais une chose est sûre : je ne laisserai pas ce genre de comportement passer sous silence. Je suis furieuse contre ce genre de comportement et je ne vais pas laisser cela passer. Il faut que ça change et que les personnes arrêtent de fermer les yeux sur la violence conjugale. C’est inacceptable.

Et si vous avez des réponses à mon questionnement, je suis tout ouïe !


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