Réflexions D’une Femme De La Classe Moyenne
Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un sujet qui touche beaucoup d’entre nous, surtout dans le contexte actuel : la répartition des richesses et notre contribution à la solidarité nationale. Selon l’Observatoire des inégalités, 7,4 % des Françaises et des Français peuvent être considérés comme riches, et devinez quoi ? J’en fais partie. Oui, oui, moi, la célibataire sans chat (mais avec une collection de plantes un peu trop ambitieuse), je suis officiellement cataloguée comme riche. C’est fou, non ?
Je comprends tout à fait l’importance d’avoir une discussion sur les revenus et l’effort collectif nécessaire pour une société plus juste et solidaire. Mais je me demande souvent jusqu’à quel point je devrais contribuer davantage. Après tout, je fais partie des classes moyennes, loin, très loin des très riches. Et croyez-moi, mon taux d’imposition en tant que femme célibataire vivant seule est assez impressionnant !
Récemment, le Nouveau Front populaire, cette alliance de la gauche qui fait beaucoup parler d’elle avant les législatives anticipées, propose des mesures assez radicales. Réinstaurer l’impôt de solidarité sur la fortune, instaurer 14 tranches d’imposition, supprimer le plafond d’imposition des plus riches et augmenter le SMIC à 1 600 euros net… Tout cela vise à réduire les inégalités économiques en favorisant les classes populaires et moyennes. Mais alors, moi, où est-ce que je me situe dans tout ça ?
Je suis pour la solidarité, c’est certain. Mais j’ai du mal à ne pas m’inquiéter des répercussions que ces mesures pourraient avoir sur ma propre situation financière. J’ai travaillé dur pour arriver là où je suis, et même si je suis prête à contribuer, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine appréhension. Vais-je devoir sacrifier davantage de mes revenus déjà bien ponctionnés pour contribuer à cette cause ? Est-ce que cela ne risque pas d’accentuer encore plus le fossé entre les « riches moyens » comme moi et les ultra-riches ?
C’est un débat complexe, et je n’ai pas toutes les réponses. Mais une chose est sûre : il est crucial de trouver un équilibre. Un équilibre qui permette à chacun·e de vivre dignement, tout en étant équitablement impliqué·e dans le financement des services publics et de la solidarité nationale. Et si cela implique de réajuster certaines mesures, alors ouvrons la discussion, ensemble, avec bienveillance et lucidité.
En attendant, je vais continuer à arroser mes plantes et à réfléchir à ces questions économiques tout en espérant que nous trouverons, en tant que société, des solutions justes et équilibrées. Parce qu’après tout, nous sommes toutes et tous dans le même bateau, et c’est ensemble que nous avancerons.
À bientôt pour de nouvelles réflexions partagées !







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