Chères lectrices et chers lecteurs,
Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous une réflexion personnelle sur les défis que je rencontre dans mes relations amicales, en espérant que certain·e·s d’entre vous se reconnaîtront dans ce parcours.
Aristote pensait que « L’amitié nous rend meilleurs », affirmant qu’elle constitue, avec la justice, le ciment des relations sociales et du lien civique. Confucius, quant à lui, disait : « Ne choisis tes amis que parmi tes égaux ». Il est intéressant de noter que ces deux philosophes ont omis de prendre en compte les femmes dans leurs réflexions, comme si nos amitiés n’avaient pas la même valeur ou importance.
Pour moi, l’amitié est essentielle. Sans famille sur qui me reposer et ayant choisi de rester célibataire et de vivre seule, mes ami·e·s représentent mon principal réseau de soutien. Je conçois l’amitié comme une interaction mixte, une belle rencontre de diversités.
Cependant, il m’est de plus en plus difficile d’interagir avec des personnes de classes sociales ou culturelles différentes de la mienne, même en tant qu’ami·e·s. Mes relations rencontrent souvent des difficultés telles que l’incompréhension et les tensions, sauf dans le cadre des activités sportives. Cela me frustre et me désole.
Je me suis aperçue que je fréquente presque exclusivement des personnes qui partagent des caractéristiques communes au niveau de l’éducation, des revenus et de la culture. Ce manque d’interaction inter-classes rend plus difficile pour les personnes des classes plus défavorisées ou de cultures différentes de développer des relations et d’autres formes de capital social nécessaires pour les opportunités sociales et l’avancement éducatif.
C’est une réalité qui me peine profondément. Le cloisonnement social et culturel empêche la richesse des échanges et limite les perspectives de chacun·e. Pourtant, l’amitié devrait être un pont, non une barrière.
Alors, comment dépasser ces obstacles ? J’essaie de faire preuve d’ouverture et de compréhension, d’élargir mon cercle social par des activités variées et inclusives. C’est un chemin semé d’embûches, mais chaque petit pas compte. Peut-être qu’ensemble, nous pouvons créer des liens plus diversifiés et inclusifs, où chaque relation enrichit notre quotidien et nous rend, comme le disait Aristote, meilleur·e·s.
Merci de m’avoir lue. J’aimerais beaucoup entendre vos témoignages et conseils sur ce sujet. Comment parvenez-vous à tisser des amitiés avec des personnes de différents horizons ?







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