Ni Conjugalité, Ni Parentalité Ne M’épanouissent !
Je me permets de commencer cet article avec un avertissement amical : si vous êtes du genre à penser que la vie des autres ne vaut rien sans la conjugalité ou la parentalité, je vous invite à passer votre chemin. Oui, parce qu’on va parler de tout ça ici. Et croyez-moi, ça va piquer.
Alors, rentrons dans le vif du sujet : pourquoi diable est-on encore en 2024, en train de se battre contre ces injonctions démodées, vieillottes, et j’ose dire, carrément oppressives ? « Tu es en couple ? Ah non ? Bah tu trouveras bien quelqu’un. » Et si je ne voulais pas ? Si être seul·e, ou simplement ne pas être englué·e dans un modèle monogame traditionnel, était justement ce qui me convenait ?
Comme il y a une injonction à la conjugalité, il en existe une autre, encore plus sournoise, à la parentalité. On te laisse tranquille quand tu n’es pas en couple (si tu as de la chance), mais dès que tu atteins un certain âge, la question du gosse surgit. **Non**, je n’ai pas besoin de la maternité pour m’émanciper. Je n’ai pas besoin de pondre pour avoir un statut social, merci bien. Si ça vous rassure de penser que les enfants donnent un sens à votre vie, c’est votre affaire, mais gardez ça pour vous. Parce que, pour moi, ne pas vouloir d’enfant est aussi une manière de me positionner dans cette société qui valorise la reproduction à tout prix.
Et parlons-en de cette société, ce fameux « beau monde » des CSP+ qui se croit plus éclairé, plus ouvert d’esprit, mais qui, quand il s’agit de questionner une norme aussi simple que le désir d’enfant, échoue lamentablement. Leur aveuglement est d’une consternante banalité. L’enfant est perçu comme une évidence, jamais comme une option. Mais si, moi, je n’en veux pas, qu’est-ce que ça change pour vous ? Ah oui, ça remet en question votre confort intellectuel et émotionnel. Désolée, pas désolée.
Il ne passe pas une semaine sans qu’on me demande : « Et vous, c’est pour quand ? » Bon sang, mais laissez-moi tranquille ! Comme si enfanter était un rite de passage obligatoire pour exister aux yeux des autres. Newsflash : ce genre de questions intrusives n’a rien de bienveillant. Elles sont lourdes, pesantes, violentes. Parce qu’elles imposent une norme à laquelle je refuse de me plier.
Jusqu’ici, j’étais plutôt cordiale. Mes réponses étaient directes, mais polies, un poil distantes. Mais aujourd’hui, je ne me retiens plus. Quand on me harcèle avec ces absurdités, je renvoie les gens dans leurs cordes. Sarcastique, mordante, et parfois même crue. Pourquoi ? Parce que leur insistance est une forme d’agression déguisée en « petite question anodine ». Eh bien, sachez que je vais devenir encore moins « polie ». Je vais leur demander de s’occuper de leurs propres fesses, voilà tout.
Enfanter suppose une stabilité émotionnelle, financière, géographique, voire existentielle. Or, devinez quoi ? Sans enfant, je peux aussi remettre en question toutes ces foutues normes ! Pas besoin de partager mon logement, pas besoin d’être fidèle, pas besoin de me plier à l’idée d’aimer qu’une seule personne à la fois. Bref, **tout est possible**. Sans l’encombrement des attentes sociales liées aux enfants, je suis libre d’écrire mes propres règles, mes propres choix de vie.
C’est ça que j’appelle vivre.
Alors, pour celleux qui pensent encore que la vie sans enfant ou sans couple n’a pas de sens : sortez de votre bulle. La vraie émancipation, c’est de se libérer de ces carcans, et de vivre pour soi.







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