Bonjour à toutes et à tous,
Depuis quelque temps, je me suis replongée dans les écrits de François Cavanna. Sa vision des religions, de Dieu, résonne profondément en moi. Au fil des pages, une question a surgi, une question qui, je le réalise, traîne depuis bien plus longtemps dans mon esprit : suis-je agnostique ou athée ? Peut-on vraiment trancher facilement entre ces deux concepts ?
D’un côté, je reconnais que la question de l’existence d’une divinité, d’un créateur, me laisse perplexe. Il m’est impossible de répondre avec certitude. Y a-t-il une transcendance qui nous dépasse, un plan plus grand que nous, ou tout ceci n’est-il que le fruit de nos imaginations humaines en quête de sens ? L’agnosticisme, cette posture d’incertitude, me semble donc confortable, une manière de dire « j’ignore », face à un mystère qui échappe à nos limites de perception.
Et pourtant… Je me retrouve à vivre ma vie comme si l’existence d’un Dieu, de dieux, ou de quelque force spirituelle n’avait aucune prise sur moi. Comme Sartre, je me définis par moi-même, je crée ma propre essence à travers mes choix, mes actes. Est-ce cela, être athée ? Agir en faisant abstraction complète de l’idée d’un créateur ? Est-ce simplement refuser de s’en préoccuper ?
Mais au fond, est-ce une question de croyance, ou de comportement ? André Comte-Sponville pose une autre perspective intrigante : être athée, est-ce être négatif en rejetant l’idée de Dieu, ou positif en affirmant que Dieu n’existe pas ? Si je choisis de ne pas croire, est-ce par refus, par révolte contre une figure divine, ou parce que je vis simplement avec l’idée qu’aucune force supérieure n’existe pour guider mes pas ?
Je me demande donc : dois-je vraiment choisir entre ces étiquettes, ces cases qui tentent de définir une posture face à l’invisible ? Peut-être que la réponse est moins importante que la manière dont je choisis de vivre. Qu’en pensez-vous ? Serait-il nécessaire de se définir à tout prix pour naviguer dans cette vie ? Peut-on avancer sans certitudes, avec une liberté retrouvée dans le doute, dans l’indépendance de nos choix ?
En conclusion, l’agnosticisme est un raisonnement et l’athéisme un comportement, l’un découle de l’autre, et qu’importe l’étiquette que je porte – agnostique ou athée – ce qui compte, c’est la cohérence entre mes idées et mes actions.
Finalement, vivre en accord avec soi-même, n’est-ce pas cela, l’essentiel ?
Alors, agnostique ou athée ? Et si, au fond, on s’en fichait ?







Laisser un commentaire