Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Quand Les Dogmes Religieux Nourrissent La Haine

Déconstruire Pour Mieux Reconstruire

Chères lectrices, chers lecteurs,

Aujourd’hui, je veux parler d’un sujet qui me tient à cœur, parce qu’il touche à l’humanité, à la diversité des croyances et, malheureusement, à la manière dont certaines d’entre elles sont instrumentalisées pour justifier des comportements racistes. Quand la foi devient extrémisme, elle peut se transformer en un outil d’exclusion, d’oppression, et parfois même de violence. Et cette dérive n’épargne aucune religion. Que ce soit à travers le sionisme religieux, certaines branches de l’islamisme ou d’autres formes d’intégrismes, le point commun reste toujours le même : la conviction que ses propres croyances ou son groupe détiennent la vérité absolue, et qu’ils méritent donc une place supérieure.

Le problème avec ces idéologies, c’est qu’elles créent une hiérarchie de la souffrance et de la discrimination. En prétendant être les seules victimes légitimes ou les seuls élus, elles minimisent la souffrance des autres. Prenons l’exemple du sionisme religieux : certains en viennent à justifier l’oppression des Palestinien·ne·s en se basant sur des interprétations bibliques. Toutefois, certains islamistes radicaux invoquent des textes religieux pour persécuter des minorités, qu’elles soient religieuses, ethniques ou même de genre.

Une hiérarchie de la souffrance

Ce qui est frappant, c’est que toutes ces formes de racisme partent d’une logique similaire : celle de la victimisation exclusive. Ce mécanisme fait croire aux personnes prises dans ces croyances qu’elles sont les seules à souffrir, qu’elles sont dans leur droit de riposter sans tenir compte de la douleur qu’elles infligent. C’est là qu’émerge cette « hiérarchie de la souffrance ». Selon ce raisonnement, la souffrance de certain·e·s vaut plus que celle des autres. Résultat, on se retrouve avec des groupes qui se disputent le monopole de la persécution, au lieu de se rassembler pour lutter contre toute forme de racisme.

On se retrouve également face à des dogmes qui empêchent la remise en question. Quand la foi devient extrême, elle ne laisse plus de place à la critique constructive. Or, c’est justement ce dont nous avons besoin pour avancer : d’une critique respectueuse et objective qui permet de déconstruire les systèmes de pensée qui divisent au lieu d’unir.

Déconstruire pour mieux construire

Alors, comment avancer vers une société où toutes les croyances sont respectées, sans tomber dans ces pièges extrémistes ? D’abord, il faut accepter de critiquer les idéologies, y compris celles qui nous touchent de près. Il est crucial d’apprendre à faire la différence entre la critique d’une idée et l’attaque d’une personne ou d’un groupe. Critiquer un courant religieux extrémiste, ce n’est pas remettre en cause la spiritualité des individus qui y adhèrent, mais plutôt démontrer les dangers des interprétations rigides et violentes de la foi.

Ensuite, il faut replacer l’humain au cœur de la discussion. Une démocratie véritable reconnaît et respecte toutes les croyances, mais elle ne doit pas tolérer les idéologies qui nuisent à la coexistence pacifique. Chacun·e doit pouvoir exprimer sa foi, tout en respectant la liberté de croyance des autres. Cette reconnaissance passe aussi par une éducation ouverte à la diversité des opinions, une éducation qui encourage la curiosité intellectuelle et le dialogue interreligieux.

Vers une démocratie respectueuse de toutes les croyances

Pour avancer vers une véritable démocratie, nous devons refuser les dogmes qui fragmentent et stigmatisent. Nous sommes obligé de militer pour une société où toutes les formes de discrimination sont combattues, et où la liberté de culte est garantie pour toustes. Cela passe par des lois solides qui protègent les minorités, mais aussi par un travail personnel, en questionnant nos propres croyances, nos propres biais.

Enfin, il est essentiel d’encourager des espaces de dialogue où la critique n’est pas perçue comme une attaque, mais comme une opportunité de grandir. Ces échanges permettent de déconstruire des idéologies néfastes pour construire des ponts entre les communautés. Une société qui accepte la diversité des croyances et des opinions est une société plus forte et plus résiliente.

Conclusion : Avancer ensemble, sans hiérarchie ni haine

Il est temps de reconnaître que toutes les souffrances sont légitimes et qu’aucune n’est supérieure à une autre. Nous devons déconstruire les idéologies religieuses extrémistes qui nourrissent la haine et l’exclusion, pour avancer vers une société plus juste, où la diversité des croyances est une force et non une source de division.

La clé réside dans une critique constructive, un dialogue apaisé et une ouverture d’esprit. C’est ainsi que nous pourrons bâtir un monde où chacun·e peut croire, ou ne pas croire, sans crainte d’être rejeté·e ou persécuté·e.


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