Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Superstitions : le talisman secret de la performance ou simple attrape-nigaud ?

Thèse : Quand les superstitions boostent la performance.

Il faut bien l’admettre, les superstitions sont plus répandues qu’on ne le croit, que ce soit sur un terrain de sport ou au bureau, avant un grand rendez-vous. On croise les doigts, on porte ce pull fétiche qui a « toujours » porté chance lors des réunions importantes, et certain·e·s athlètes s’interdisent même de poser le pied gauche en premier sur le terrain. Et si ces rituels avaient finalement un effet réel sur la performance ?

Des études scientifiques confirment que les rituels superstitieux, loin d’être de simples lubies, peuvent améliorer la concentration, réduire l’anxiété, et influencer positivement les résultats. L’explication est simple : ces gestes routiniers procurent un sentiment de contrôle dans un environnement où l’incertitude règne. Les chercheurs et chercheuses de l’Université de Cologne, par exemple, ont démontré que la croyance en la « bonne chance » améliore la confiance en soi, ce qui se traduit par de meilleures performances, que ce soit dans des tâches cognitives ou physiques.

Mais ce n’est pas tout ! Les superstitions, loin d’être des croyances isolées, sont souvent ancrées dans des systèmes de croyances collectives. Dans certains sports, comme le football, les équipes entières participent à des rituels collectifs pour attirer la chance, créant ainsi un climat psychologique qui augmente la cohésion du groupe et réduit l’anxiété des participant·e·s. Les psychologues appellent cela la « motivation extrinsèque » : l’idée que la croyance en un facteur externe de succès renforce l’effort individuel. Vous n’êtes plus seul·e face à la pression ; la superstition prend sa part de responsabilité.

Anti-thèse : Une illusion rassurante, mais inutile

Mais soyons honnêtes, n’est-ce pas un peu ridicule de penser qu’un bracelet ou une routine matinale peut vraiment changer l’issue d’une compétition sportive ou la réussite d’un projet au travail ? Ne tombons-nous pas dans une forme d’auto-manipulation ? Les sceptiques affirment que les superstitions créent une fausse impression de contrôle dans un monde fondamentalement imprévisible. Alors oui, on se sent mieux parce qu’on croit que ce fer à cheval au-dessus de la porte éloigne la malchance, mais ce n’est finalement qu’un placebo psychologique.

Les études montrent que cet effet de « contrôle perçu » fonctionne certes à court terme, mais il peut également nourrir une dépendance malsaine aux rituels. Imaginez un·e sportif·ve qui, un jour, oublie de suivre son rituel porte-bonheur… L’anxiété grimpe, et tout s’écroule. Au lieu d’être libérateur, ce besoin constant de contrôle exacerbe le stress, notamment lorsque la superstition ne peut être réalisée.

En outre, les superstitions collectives peuvent même devenir des pièges culturels. Certaines croyances partagées limitent le comportement des individus, qui se conforment à des rituels imposés par la société au lieu de se concentrer sur des stratégies concrètes pour réussir. Des études en psychologie sociale montrent que la peur de la malchance, omniprésente dans certaines cultures, peut engendrer une véritable paralysie décisionnelle chez les individus, qui hésitent à agir de peur de « provoquer » la mauvaise fortune.

Conclusion : Superstitions, entre pouvoir psychologique et illusion maîtrisée

En fin de compte, les superstitions oscillent entre talismans psychologiques et illusions réconfortantes. Elles donnent un sentiment de contrôle, favorisent la cohésion sociale, et peuvent améliorer les performances, notamment en réduisant le stress. Cependant, leur pouvoir réside essentiellement dans la tête de celui ou celle qui y croit. Dans un monde incertain, où l’imprévisible règne, nous cherchons à maintenir l’illusion de la maîtrise à tout prix.

Si les superstitions peuvent parfois jouer un rôle de « booster » mental, n’oubliez pas qu’elles ne sont qu’un outil parmi tant d’autres. Le véritable contrôle vient de la préparation, de l’effort, et de l’adaptation. Alors, Chères lectrices et chers lecteurs, qu’en pensez-vous ?

Les superstitions sont-elles des alliées utiles ou des béquilles inutiles dans votre quotidien ? Partagez votre avis en commentaire, je suis curieuse de lire vos expériences !


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