Pourquoi Le Traité Mercosur Montre Les Limites De La Souveraineté Française
Chères lectrices, chers lecteurs,
Depuis plusieurs mois, la question du traité de libre-échange avec le Mercosur fait couler beaucoup d’encre. Les déclarations d’Emmanuel Macron et de Michel Barnier semblent afficher une opposition ferme à cet accord, mais il est temps de regarder au-delà des discours politiques et d’analyser la réalité de la situation.
Il apparaît clairement que l’Union européenne impose ses choix et que la souveraineté de la France est mise à mal à chaque signature de ces traités internationaux. Malgré les apparences, les initiatives politiques pour torpiller l’accord ne sont que de façade. Il est important de prendre conscience de cette réalité et de débattre sérieusement de l’avenir de notre pays au sein de l’Union européenne.
La question qui se pose est celle du double jeu des élites politiques : s’agit-il de communication ou de réelle conviction ? Alors que l’opinion publique française exprime de plus en plus son opposition aux accords de libre-échange, Emmanuel Macron semble jouer la carte de la prudence politique. Cependant, les actes ne suivent pas toujours les paroles. De même, l’entourage de Michel Barnier demande un débat au Parlement avant tout vote sur l’accord, mais il est légitime de se demander si cette initiative n’est pas qu’une tentative de se dédouaner. La réalité est que l’Union européenne l’emportera, comme toujours. Les institutions européennes, plus puissantes que les Parlements nationaux, imposeront le traité.
Les premières victimes de ces accords de libre-échange sont les agriculteurs. La colère monte légitimement dans le monde agricole. Les producteurs français, déjà fragilisés par des décennies de politiques européennes, voient dans cet accord une menace directe pour leur survie économique. Les importations de viande bovine ou de soja brésilien, produits selon des normes bien moins strictes que les nôtres, viendront concurrencer les exploitants locaux.
Face à cette grogne légitime, le gouvernement promet des aides compensatoires pour calmer le jeu. Mais, ces subventions, financées par nos impôts, ne règlent rien. Elles ne font que masquer l’échec structurel de politiques agricoles subordonnées aux intérêts économiques de Bruxelles et des multinationales.
Il est légitime de se demander si le Frexit est la seule solution durable pour protéger notre agriculture, notre environnement et notre souveraineté alimentaire. Quitter l’Union européenne permettrait à la France de retrouver le contrôle de ses politiques commerciales et de dire non aux accords qui détruisent notre tissu économique local. Sans cette rupture, nous resterons pris au piège des décisions imposées par Bruxelles, qui privilégient toujours les intérêts des grands marchés internationaux au détriment des citoyens.
En fin de compte, les gesticulations de l’exécutif face au traité Mercosur ne sont qu’un écran de fumée. La France ne pourra retrouver son indépendance qu’en reprenant le contrôle de ses décisions économiques. Mais, pour cela, il faut un débat sérieux sur l’avenir de notre pays au sein de l’Union européenne.
Il est temps d’ouvrir le dialogue sur ces enjeux cruciaux pour l’avenir de la France. Il est essentiel que chacun puisse s’exprimer et que nous puissions collectivement réfléchir à la meilleure voie à suivre. La transparence et la démocratie doivent guider nos décisions pour garantir un avenir prospère et durable pour notre pays.
N’oublions pas que c’est en unissant nos voix et nos idées que nous pourrons construire un avenir meilleur pour la France.







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