Les petits billets de Letizia

Un blog pour donner à réfléchir, pas pour influencer… #SalesConnes #NousToutes


Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

Quand Le Capitalisme S’arme : Penser La Paix Comme Une Révolution Lente

Une Méditation Engagée Sur La Logique Guerrière Du Capitalisme, Et Les Chemins D’un Autre Possible.

Il y a ce grondement sourd, parfois lointain, parfois tout près, qui traverse nos écrans, nos conversations, nos rêves même : la guerre. Elle est là, omniprésente, comme une météo trouble qui ne dit pas son nom. L’autre jour, en lisant un rapport sur l’explosion des budgets militaires mondiaux, j’ai senti un vertige. Et si le capitalisme avait besoin de la guerre comme le feu a besoin d’oxygène ? Je n’ai pas de réponse définitive. Juste un nœud au creux du ventre, et cette envie viscérale de comprendre. De sentir ce que cette hypothèse dit de notre monde – et de moi.

Quand La Guerre Devient Rentable

Philosophe italien à la plume acérée, Andrea Zhok avance une idée glaçante : la guerre ne serait pas un accident regrettable du capitalisme, mais bien une soupape. Une nécessité économique, en période de crise. Quand la croissance s’essouffle, quand les marchés saturent, la guerre devient une opportunité de renouvellement : destruction pour relancer la production, surarmement pour relancer l’industrie. C’est immonde. Et pourtant, c’est là, palpable, dans le cynisme tranquille de certaines déclarations, dans les profits record des industries de l’armement. J’en suis restée sidérée. Est-ce cela, la rationalité économique ?

Le Capitalisme, Ce Monstre Sans Tête

Il y a dans le capitalisme quelque chose de terriblement inquiétant : il n’a pas de tête. Pas de direction humaine. C’est une mécanique, une logique autonome qui s’auto-alimente, sans finalité autre que sa propre perpétuation. Peut-on vivre dans un monde où l’on produit pour produire, consomme pour survivre, détruit pour maintenir le rythme ?

Je revois cette publicité pour un gadget connecté inutile, vue entre deux images d’un conflit au Moyen-Orient. L’absurdité nue. On célèbre l’innovation pendant que l’on bombarde. Et personne ne semble s’en offusquer.

Mon Désaccord Intime : Guerre Et Progrès ?

Je ne peux pas croire que la paix soit un luxe. Je refuse que la guerre soit un outil de relance économique. Comment admettre que la prospérité de certains dépende de la mort des autres ? En 2023, selon le SIPRI, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 443 milliards de dollars – pendant que les services de santé s’effondrent dans des pays dits « riches ». Ce n’est pas une coïncidence. C’est un choix politique, économique, idéologique. Et je m’y oppose de toutes mes fibres, même si le réel me crache ses chiffres à la figure.

Et S’il Existait Un Autre Chemin ?

Je crois à une économie qui ralentit pour mieux respirer. Une économie qui privilégie le local, le solidaire, le juste. Je pense aux « monnaies libres », aux réseaux de l’économie sociale et solidaire, aux mouvements citoyens comme le *Buen Vivir* en Amérique latine, ou encore aux idées de Vandana Shiva sur la biodiversité et l’autonomie alimentaire. Ce ne sont pas des utopies lointaines. Ce sont des graines. Des graines tenaces, plantées dans les fissures du vieux monde. Ce n’est pas simple. Mais c’est possible.

Vers Une Économie De La Paix (Et De L’âme)

Qu’est-ce qu’une économie qui prend soin ? C’est une économie qui valorise le soin aux autres, le temps long, la coopération plutôt que la compétition. Un monde où l’on mesure la richesse à l’aune de la qualité des relations, pas du PIB. Où l’on choisit la sobriété par amour de la vie, pas par peur de la fin.

J’aime croire qu’un jour, nos enfants liront dans les livres d’Histoire que les armes furent remplacées par des outils de jardinage, et que le vacarme du monde s’est peu à peu transformé en murmure d’abeilles.

Conclusion

Ce monde qui vacille peut encore danser, si l’on ose désapprendre. Désapprendre la vitesse, la violence, le toujours plus. Réapprendre à écouter, à refuser l’inacceptable, à imaginer d’autres voies. J’écris cela non pas comme un manifeste, mais comme une main tendue. Pensons ensemble, rêvons ensemble. Car la paix, comme la révolution, commence toujours par un murmure intime.

 


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