Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Ce Que Mon Basenji M’a Appris Sur L’Amour Inconditionnel

Ce Que Mon Basenji M’a Appris Sur L’Amour Inconditionnel

Réflexion Poétique Sur La Tendresse, La Guérison Émotionnelle Et La Beauté Du Lien Humain-Animal

T-Rex, c’est mon chien. Un Basenji, autrement dit un petit être aux airs de sphinx royal, au regard plus profond que tous les discours de développement personnel. Il ne jappe pas, il soupire. Il ne s’agite pas, il médite. Et parfois, il me juge – gentiment, mais franchement. Je l’ai adopté un jour de pluie, un peu par hasard, un peu par besoin. J’avais déjà lu que les chiens pouvaient nous guérir, mais je ne pensais pas que ce serait si vrai.

Quand T-Rex est entré dans ma vie, je venais de sortir d’une histoire sentimentale cabossée. Vous savez, ces relations où l’on finit par douter de tout, même de sa capacité à dire « je t’aime » sans trembler. Avec lui, pas de demi-mesure : dès le premier soir, il s’est collé contre moi avec la foi tranquille des âmes qui ne demandent rien et offrent tout. C’était sa manière de dire « je suis là, sans condition ».

Ce chien ne parle pas, mais il dit tout. Il connaît mes humeurs mieux que mes ami·e·s proches, et il sait exactement quand me fixer avec ses yeux noirs pleins de sagesse et de tendresse. Ce regard, je le jure, a plus d’effet thérapeutique que n’importe quelle séance de méditation guidée. Il m’a appris que l’amour ne doit pas être mérité, prouvé ou expliqué. Il doit juste être donné, comme ça, gratuitement.

Je me suis souvent demandé pourquoi nous, humain·e·s, avons autant de mal à faire de même. Peut-être parce qu’on a peur. Peur d’être trahi·e·s, peur d’être vulnérables, peur de ne pas être aimé·e·s en retour. T-Rex, lui, ne connaît pas ces doutes. Il est fidèle comme une promesse d’enfance, tendre comme un dimanche matin, présent comme une respiration. Il ne garde pas rancune, même quand je rentre tard ou que j’oublie de lui donner sa friandise du soir. Il m’enseigne chaque jour que « l’amour véritable, c’est celui qu’on donne sans attendre de retour ».

Prendre soin de lui, c’est devenu ma petite thérapie quotidienne. Le sortir sous la pluie, lui masser les pattes après une balade, choisir sa nourriture avec attention. Ce n’est pas une contrainte, c’est un rituel. Il m’a appris la patience, la douceur, l’écoute. Il m’a rappelé que donner de l’amour, ce n’est pas s’oublier, mais se retrouver. Car quand je prends soin de lui, c’est moi que je répare un peu.

Je me rends compte que ce lien, simple et pur, me donne envie d’être une meilleure personne. Moins dans le jugement, plus dans la compassion. Moins dans le contrôle, plus dans l’accueil. Et je me surprends à rêver que nos relations humaines ressemblent un peu plus à ce qu’il m’offre chaque jour.

Comme l’a écrit Milan Kundera : « La véritable bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force ». T-Rex ne représente aucun pouvoir sur moi, si ce n’est celui, discret mais irrésistible, de m’aider à m’ouvrir à l’amour sans crainte.

Alors à celles et ceux qui doutent encore de la capacité d’un chien à nous transformer : regardez-le dormir, écoutez-le respirer, et sentez ce que votre cœur vous dit. Peut-être qu’il est temps de réapprendre à aimer, avec simplicité et confiance, comme le fait T-Rex, tous les jours, sans jamais faillir.


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