Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Génération Z : Les Enfants Du Feu Numérique

Quand La Génération Z Refuse L’Héritage De L’Impuissance

La Colère D’Une Jeunesse Qui Ne Veut Plus Attendre

Je suis de cette génération qu’on accuse de tout et qu’on écoute si peu. On nous dit volatiles, connectés, paresseux. En réalité, nous sommes en colère. Une colère froide, lucide, globale. Parce qu’autour de nous, les inégalités hurlent. Parce que la corruption se maquille en gouvernance. Parce qu’on nous vole l’avenir au nom d’une stabilité qui n’existe que pour les privilégié·e·s.

Au Maroc, au Népal, à Madagascar ou au Pérou, les rues grondent. Ce ne sont plus des foules anonymes, ce sont des visages de vingt ans qui refusent de se taire. On pourrait croire à une mode. C’est une lame de fond. Une génération entière qui dit « assez ». Assez de diplômes sans emploi, assez d’hôpitaux sans médecins, assez d’écoles sans espoir. Nous ne voulons plus survivre, nous voulons vivre.

Les gouvernements, eux, s’accrochent à leurs fauteuils comme des naufragé·e·s à leur planche. Ils parlent de dialogue, mais verrouillent les débats. Ils jurent vouloir réformer, mais multiplient les commissions. Pendant ce temps, la jeunesse se débrouille seule, bâtissant sur les réseaux sociaux des espaces de vérité. Des serveurs Discord deviennent des places publiques. Des vidéos TikTok remplacent les tracts. C’est le nouveau parlement des sans-voix.

Mais cette révolution numérique est un feu fragile. Les hashtags brûlent vite et s’éteignent tout aussi vite. Le pouvoir le sait, et attend que la vague retombe. C’est là notre plus grand défi : transformer la colère en structure, le cri en stratégie. Car sans ancrage, les révolutions s’évaporent. Il ne suffit pas de dénoncer, il faut durer.

Sous la surface, un autre combat se joue : celui de l’héritage colonial. Dans bien des pays, les institutions sentent encore la poussière des empires passés. Les inégalités d’aujourd’hui sont les cicatrices d’hier. Comment parler de justice quand la hiérarchie sociale épouse encore la couleur de peau, le nom de famille ou la langue parlée à la maison ? Nous ne voulons pas effacer l’histoire, nous voulons la réécrire à parts égales.

Je ne crois pas que nous soyons perdu·e·s. Nous sommes en apprentissage. Nous découvrons la force du collectif, même sans drapeaux ni partis. Nous savons que notre pouvoir n’est pas dans la rue seule, mais dans la persévérance, dans cette obstination à exiger des comptes. Si les gouvernements ne nous ouvrent pas la porte, nous construirons nos propres institutions.

La Génération Z n’est pas un caprice. C’est une urgence. Une génération debout face à l’indifférence. Une génération qui refuse l’obéissance aveugle et réclame des comptes clairs. Nous ne cherchons pas à casser, mais à réparer. Et si nos voix dérangent, c’est peut-être qu’elles disent enfin ce que d’autres taisent depuis trop longtemps.


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