Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Muscler Ses Jambes Pour Vieillir En Douceur

Muscler Ses Jambes Pour Vieillir En Douceur

Le Corps Comme Allié De L’Équilibre Intérieur

La Force Des Jambes, Un Ancrage Pour L’Âme

Je me souviens du jour où j’ai compris que courir ne suffisait pas. Mon souffle suivait le rythme de la route, mais mes jambes, elles, demandaient plus. Non pas plus de vitesse, mais plus de présence. C’est là que j’ai commencé à voir mes jambes non comme de simples outils de mouvement, mais comme les racines silencieuses de mon équilibre, ma stabilité, ma santé. Muscler ses jambes, c’est apprendre à se tenir debout dans tous les sens du terme.

J’ai longtemps observé, dans les salles de sport ou les parcs, combien les hommes avaient tendance à privilégier le haut du corps. Peut-être parce qu’il est visible, valorisé, symbole d’assurance. Les jambes, elles, restent discrètes. Pourtant, la science le rappelle : la force des membres inférieurs est un indicateur majeur de longévité. Lorsque les cuisses et les fessiers perdent en puissance, c’est souvent la mobilité qui s’effrite, puis l’autonomie. Les études récentes montrent qu’une baisse de la force du quadriceps est directement liée à un risque accru de chutes, de douleurs lombaires et même de mortalité prématurée. Derrière chaque pas un peu hésitant se cache souvent une perte de force trop longtemps ignorée.

Je vois les jambes comme des gardiennes du mouvement. Les fessiers, eux, soutiennent le bas du dos, stabilisent la posture et participent à la fluidité du geste. Quand ils s’affaiblissent, le corps compense : le dos se cambre, la marche se modifie, la fatigue s’installe. Les douleurs lombaires, si fréquentes avec l’âge, ne sont pas une fatalité. En renforçant les fessiers, on protège sa colonne, on libère ses mouvements, on réapprend à marcher avec assurance.

Dans mon entraînement, je privilégie les exercices qui sollicitent plusieurs articulations à la fois : les squats, les fentes, les relevés de bassin, les montées d’escaliers. Ces gestes simples, réguliers, réveillent la puissance endormie. Ils ne demandent ni machines sophistiquées, ni performances éclatantes. Juste de la constance et un peu d’attention. Les recherches le confirment : deux à trois séances de renforcement par semaine suffisent pour préserver la force, la stabilité et la vitalité. Même après 60 ans, les muscles réagissent, se renforcent, se régénèrent.

Ce que j’aime dans ce travail du bas du corps, c’est la sensation d’ancrage qu’il procure. Chaque mouvement devient une conversation douce entre la terre et le corps. Les jours où je ressens la fatigue, je pense à cette vérité apaisante : « plus mes jambes sont fortes, plus ma vie reste fluide ». Car derrière la force physique se cache une force intérieure, celle qui permet de continuer à avancer, avec douceur, souplesse et confiance.

Et puis, il y a un autre secret que peu connaissent : travailler ses jambes stimule aussi le métabolisme et favorise une meilleure régulation hormonale, notamment chez les hommes. Les exercices intenses sur de grands groupes musculaires, comme les squats ou les soulevés de terre, entraînent des pics naturels de testostérone et d’hormone de croissance. Rien d’artificiel, juste la mécanique merveilleuse du corps qui s’ajuste à l’effort.

J’aimerais que chacun·e puisse ressentir ce que j’ai découvert : muscler ses jambes, c’est se donner les moyens de vieillir debout, libre, et confiant·e. C’est un geste de respect envers soi, un dialogue entre la force et la lenteur. En prenant soin de nos jambes, nous cultivons bien plus que des muscles : nous entretenons la promesse d’un corps vivant, stable et profondément présent au monde.

Quand je termine une séance, les muscles encore chauds et la respiration calme, je me dis souvent : « Vieillir, ce n’est pas s’affaiblir, c’est apprendre à se renforcer autrement ». Et à chaque pas, je remercie mes jambes, ces alliées fidèles qui m’accompagnent sur le chemin du temps.

Références principales :

Cruz-Jentoft A. et al., European Working Group on Sarcopenia in Older People, 2018.

BMJ Open Sport & Exercise Medicine, étude LISA, 2024.

Santé publique France, données sur les chutes, 2020.

Riachy et al., revue sur l’exercice de résistance et la santé hormonale, 2020.


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