Pourquoi Les Débats Budgétaires Nous Concernent Tous
Ma Grande Immersion Dans L’Automne Parlementaire
Je l’avoue sans détour : je m’étais jurée de ne jamais plonger dans les débats budgétaires, ces montagnes opaques où s’empilent chiffres, amendements et soupirs résignés. Et pourtant, me voilà, telle une héroïne malgré elle, arpentant les couloirs imaginaires d’un Parlement transformé en théâtre baroque. Car enfin, comment pourrais-je ignorer ce tumulte automnal où s’affrontent projets de loi de finances, sécurité sociale et ambitions politiques, alors que ces décisions façonnent mon quotidien autant que mon humble tasse de tisane du soir ? J’ai donc décidé de décortiquer ce casse-tête, avec l’enthousiasme d’une exploratrice défiant un blaireau particulièrement agressif. « La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire », me souffle Chirac dans un coin de ma mémoire, tel un chœur antique un peu fatigué. (Référence assumée)
Me retrouvant au milieu du Projet de Loi de Finances et de son cousin, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait là d’une simple affaire de paperasse. Mais non : ces deux mastodontes règlent aussi bien le destin de nos hôpitaux que celui de nos pensions, parfois avec la délicatesse d’un éléphant faisant du patin à roulettes. Et que dire des milliers d’amendements, ces petits bouts de volonté parlementaire lancés comme des confettis dans un carnaval administratif ? Le temps manque, les débats s’enfièvrent, et soudain, je sens presque la température de l’hémicycle monter d’un degré par minute. (Décrire la scène n’atténue pas son absurdité)
Évidemment, le calendrier serré complique tout : on débat à toute allure, comme si chaque minute gagnée nous éloignait d’un cataclysme budgétaire prêt à surgir derrière un rideau de velours rouge. Cette année, nul 49-3 pour couper court : un choix stratégique, presque héroïque, qui ajoute une once de panache et beaucoup de sueur aux visages des député·e·s. (Je m’essuie le front par solidarité)
Et puis, surgissent les mesures : la suspension de la réforme des retraites, comme un vieux manteau qu’on remet au vestiaire ; l’affichage obligatoire du Nutri-Score, brandi tel un étendard coloré ; le rejet de la taxe sur les tickets-resto, tombant au sol comme une pièce mal jouée. Je les observe, ces décisions, avec un mélange d’ironie et de tendresse, car elles structurent nos vies d’animalcules citoyen·ne·s plus sûrement qu’un horoscope de début d’année. (Je souris malgré moi)
Mais le plus savoureux demeure le ballet des alliances : socialistes et insoumis qui s’écharpent sur la durée des débats, d’autres partis qui votent sans soutenir, soutiennent sans approuver, approuvent sans assumer. Le Parti Socialiste, par exemple, s’aventure à voter le volet recettes tout en esquivant le moindre geste d’appui trop visible, un peu comme si l’on applaudissait d’une seule main. (Acrobatie politique évidente)
J’en conclus, dans un ultime élan lyrique, que nous devons mieux comprendre ces joutes pour agir avec panache. Car les débats budgétaires ne sont pas qu’une affaire de technocrates, mais bien un miroir de notre avenir commun. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », me rappelle Lincoln, avec le sérieux d’un majordome qui m’indiquerait la sortie. (Clin d’œil final)








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