Les petits billets de Letizia

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Je ne peux rien enseigner à personne, Je ne peux que les faire réfléchir. (Socrate 470/399 A.JC)

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Courir Malgré Le Froid

Courir Malgré Le Froid

Redécouvrir Le Mouvement Quand La Saison Ralentit

Conseils Pratiques Et Stratégies Pour Rester Actif En Hiver

Lorsque les températures chutent et que les journées raccourcissent, la tentation de ranger ses baskets jusqu’au printemps est forte. Pourtant, courir en hiver n’est pas seulement possible : c’est une expérience à part entière, où le corps et l’esprit apprennent à dialoguer autrement avec les éléments. Le froid nous invite à redéfinir notre rapport à l’effort, à écouter plus finement nos sensations et à accueillir le rythme apaisé de la saison.

Courir en hiver demande avant tout une préparation adaptée, une connaissance des bons gestes et un certain respect de soi. L’objectif n’est pas de se surpasser, mais de trouver l’équilibre entre protection, performance et plaisir, même lorsque la température flirte avec zéro.

(Parce qu’au fond, le froid n’est pas un obstacle, mais un compagnon exigeant qui nous apprend la justesse.)

S’habiller pour courir en hiver est un art d’équilibre. Trop couvert·e, on transpire rapidement et l’humidité refroidit le corps ; pas assez, on grelotte et les muscles peinent à se détendre. Les spécialistes recommandent la règle des trois couches : une première couche respirante pour évacuer la transpiration, une deuxième isolante pour retenir la chaleur, et une dernière protectrice contre le vent ou la pluie. L’idée est simple : créer un microclimat corporel stable, qui accompagne l’effort sans l’alourdir.

(On dit souvent qu’il faut s’habiller comme s’il faisait dix degrés de plus : un conseil à la fois pratique et psychologique.)

Les extrémités – tête, mains, pieds – méritent une attention particulière. Bonnet léger, gants thermiques, chaussettes épaisses : ces détails font toute la différence entre une sortie agréable et une expérience pénible. En cas de neige ou de verglas, mieux vaut opter pour des chaussures à semelles crantées ou avec membranes déperlantes, assurant une meilleure adhérence. Le confort ne se mesure pas seulement à la chaleur : il réside dans la liberté de mouvement et la sécurité ressentie à chaque foulée.

L’hiver impose aussi de composer avec des éléments imprévisibles. Vent glacial, bruine fine ou flocons denses : chaque condition requiert une adaptation. Une veste coupe-vent pour le mistral, une membrane respirante pour la pluie, ou encore des vêtements réfléchissants lorsque la lumière se fait rare. Ces ajustements pratiques permettent de courir en toute sérénité, sans se laisser intimider par la météo.

(Et il y a quelque chose d’apaisant à sentir le vent contre son visage, comme un rappel que l’on fait partie du monde vivant.)

Mais le froid ne sollicite pas que le corps : il engage aussi notre mental. En dessous de 5 °C, le métabolisme s’ajuste ; la fréquence cardiaque s’élève plus lentement, les muscles demandent un échauffement plus long. C’est pourquoi il est essentiel de débuter doucement, d’étirer progressivement ses jambes et de respirer profondément par le nez pour humidifier l’air inspiré. Une mauvaise gestion de la température corporelle peut entraîner des raideurs ou des blessures. Prévenir plutôt que guérir, c’est faire preuve d’intelligence du mouvement.

La motivation, elle, se joue ailleurs : dans l’envie de maintenir une routine, de s’accorder un moment de liberté, ou simplement d’honorer un engagement envers soi-même. Certain·e·s fixent de petits défis, d’autres choisissent de courir accompagné·e·s, de varier les itinéraires ou de savourer la quiétude matinale des chemins givrés. Comme le disait Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible ». Cette phrase résonne particulièrement chez celleux qui bravent le froid : courir en hiver, c’est retrouver cette force tranquille, discrète, mais tenace.

Enfin, la question du coût et de l’accessibilité mérite d’être soulevée. Tout le monde n’a pas les moyens d’investir dans des équipements haut de gamme. Pourtant, il existe des solutions abordables et efficaces : superposer des couches, réutiliser des vêtements techniques d’autres saisons, choisir des lampes frontales ou gilets réfléchissants simples mais fiables. La course à pied reste l’un des sports les plus inclusifs ; l’hiver n’a pas à en restreindre la pratique.

(L’important est moins d’avoir le meilleur matériel que d’avoir la bonne intention.)

Courir malgré le froid, c’est renouer avec une forme de sincérité. Celle du geste simple, du souffle régulier, de la lumière pâle qui accompagne les pas. En hiver, chaque course devient un acte d’attention envers soi : apprendre à se protéger sans se couper du monde, à accueillir le froid comme un allié, à trouver le réconfort dans le mouvement. C’est une manière douce et puissante de rester vivant·e, même lorsque tout semble ralentir autour de soi.


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